Publié le 27 Mars 2017

Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)
Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)

Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)

Kevadine märtsikelluke (Leucojum vernum) kasvab umbes 20-25 cm kõrguseks ja õitseb märtsis - aprillis. Õied on 2-2,5 cm suurused, kuid varrel enamasti üks, mõnikord 2 kellukat. Istutada päikeselisele kuni kergelt varjulisele hästiõhustatud parasniiske ning viljaka pinnasega kasvukohale 8-10 cm sügavusele. Sobib peenras äärelilleks, samuti kiviktaimlasse, terrassile ja rõdukasti. Sobiv taim ka ajatamiseks. Istutusaeg on august - oktoober. Võib jätta samale kohale mitmeks aastaks järjest. Paljundatakse sibula pesakonna jagamise teel pärast lehtede kolletumist. Pärast jagamist istutada kohe uuesti maha. Talvekate pole tingimata vajalik, kuid siiski soovitav kasvukohas, kuhu talvel lumi ei kogune.

La Nivéole de printemps (Leucojum vernum), appelée vulgairement Claudinette.

C'est une plante sauvage que l'on trouve de plus en plus rarement en pleine nature. C'est pour cela que dans de nombreux pays comme la Belgique, la France ou les Pays-Bas elle est protégée. A Palsi talu, les nivéoles de printemps poussent naturellement, et ce sont des vraies, des sauvages!

La nivéole de printemps ressemble à une perce-neige. Elle est souvent confondue avec! Sa fleur est plus grande que celle de Galanthus Nivalis (la perce-neige, dont les fleurs sont uniformément blanches, voir photos ci-dessous) et sa tige mesure de 15 à 25 cm. La nivéole de printemps fleurit deux semaines plus tard que la perce-neige commune (février-mars). Ainsi, la floraison a lieu non pas au printemps, mais à la fin de l'hiver.

Les six tépales présentent une tache apicale, verte chez la variété type, jaunâtre chez la variété carpathicum Sims qui est présente dans la partie orientale de sa distribution.

Elle est également moins cultivée que la nivéole d'été (Leucojum aestivum) qui est de plus grande taille.
La nivéole de printemps est très florifère et offre des petites fleurs en forme de clochettes blanches ourlées de vert.
Elle n'apprécie pas trop les déplacements et la floraison sera plus abondante si les bulbes sont laissés en place, ils se naturalisent rapidement.

Préférant les terrains humides, elle peut également être installée à proximité d'un plan d'eau.

Attention, les bulbes des nivéoles de printemps (et celles des perce-neige) sont toxiques en cas d'ingestion.

Galanthus nivalis L. (perce-neige, Lumikelluke)Galanthus nivalis L. (perce-neige, Lumikelluke)

Galanthus nivalis L. (perce-neige, Lumikelluke)

Venez admirer ces jolies fleurs (Nivéoles de printemps et Perce-neige) à Palsi talu. Elles poussent à l'état sauvage, et nous en prenons soin!

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 16 Janvier 2017

millepertuis commun - Liht-naistepuna
millepertuis commun - Liht-naistepunamillepertuis commun - Liht-naistepuna

millepertuis commun - Liht-naistepuna

Durant tout le Moyen-âge, ce fut l’herbe capable de chasser des régiments de démons. Lors de la question, on bourrait de force la bouche des prétendues sorcières de feuilles de millepertuis : elles avouaient, paraît-il, ainsi plus facilement leurs turpitudes.

Origine

D’origine eurasiatique, le millepertuis est très commun dans toutes les régions tempérées d’Europe, d’Afrique du Nord-Ouest et d’Asie du Nord. Le genre millepertuis compte plus de 200 espèces. Il ne s’agit pas d’une plante très nordique.

Le millepertuis pousse dans les endroits ensoleillés et ouverts, dans des sols plutôt secs, souvent sablonneux ou graveleux. On peut en voir en bordure des chemins, des fossés et des voies ferrées, dans les champs abandonnés, les pâturages et les terrains vagues. Le millepertuis pousse jusqu’à une altitude de 1600 m.

Le nom botanique de la plante Hypericum perforatum signifie «sur la statue» et fait référence aux plantes qui poussaient sur les vieilles statues. L’origine du mot perforatum vient de «perforer» et réfère aux feuilles trouées de la plante. Le mot «pertuis» signifie trou.

Le millepertuis est une plante qui se propage abondamment dans les pâturages et les prairies. Elle est considérée nuisible à cause d’une substance toxique qu’elle contient, l’hypericine, qui la rend photo sensibilisatrice. Les animaux ou les humains qui la consomment réagissent aux rayons solaires et peuvent développer des démangeaisons intenses. Plusieurs efforts pour l’éradiquer ont d’ailleurs été entrepris dans certains pays.

En Europe, le millepertuis était dédié à Saint Jean-Baptiste et associé aux fêtes du solstice d’été et de la Saint-Jean. On le récoltait la veille de cette fête pour ses vertus surnaturelles. Les Grecs l’utilisaient pour traiter les plaies et les blessures, les infections internes et les troubles névralgiques. Vers la fin du Moyen-âge, on considérait le millepertuis comme une plante capable de chasser les mauvais esprits (voir l’introduction) et les sommités fleuries de la plante servaient à traiter la névralgie, l’anxiété, la névrose et la dépression. Les propriétés antidépressives du millepertuis ont fait l’objet de plusieurs recherches qui ont démontré son efficacité dans les traitements des affections nerveuses.

Modes d’utilisation

Aujourd’hui, la réputation du millepertuis commun n’est plus à faire et on lui attribue plusieurs propriétés médicinales. C’est surtout l’un des meilleurs antistress et antidépresseurs naturels. Il peut être utilisé comme antidépresseur, vulnéraire, tonique nerveux, antiseptique, anti-inflammatoire, antibactérien, astringent, cicatrisant, cholagogue et sédatif léger. On l’utilise par voie interne sous forme de plante séchée, de teinture et de capsule, principalement pour traiter la dépression légère ou modérée, la dépression saisonnière, le trouble obsessionnel compulsif, l’anxiété et l’agitation nerveuse, de même que pour atténuer les symptômes de la ménopause et du syndrome prémenstruel. Il facilite la circulation cérébrale et agit ainsi sur l’artériosclérose : il diminue les pertes blanches. On le retrouve sous forme d’élixir floral, de produit homéopathique, d’huile, de crème et de teinture. Son huile, en application externe, fait merveille pour guérir les brûlures, cicatriser les plaies, régénérer les tissus superficiels, soulager les douleurs et autres inflammations. Nous avons fabriqué en 2016, et testé (!), à Palsi talu, les prototypes (très réussis) pour la commercialisation de l’huile de millepertuis 100% bio, ainsi que pour la teinture mère de millepertuis 100% bio. En vente dès cette année, après la récolte. Une petite production est envisagée dès la première année, car nous avons ensemencés en début d’automne, après avoir préparé le terrain qui semble très prometteur.

Surface ensemencée : 1,6 ha. Nous avions anticipé cette culture et avions récolté ces 2 dernières années jusqu’à 250 grammes de semences de millepertuis commun. Maintenant, avant la saison de récolte, il ne nous reste plus qu’à construire un séchoir professionnel de ferme pour un séchage de nos plantes de qualité pharmaceutique.

 

Principaux aspects botaniques et physiologiques

Nom botanique : Hypericum perforatum L.

Noms français : millepertuis, millepertuis commun, millepertuis perforé, herbe de la Saint-Jean, herbe à mille trous, herbe percée, herbe aux piqûres, trucheron, chasse-diable, etc…

Noms anglais : Common Saint John’s Wort, Kamath Weed

Nom estonien : Liht-naistepuna, emasterohi, jaanirohi, jeesuverelill, mariarohi, ninnilill, olangas, punalill, vereselituserohi, viinalill, viinapuna, jne…

Nom allemand : Johanniskraut

Famille : Hypéricacées, Hypericaceae

Le millepertuis commun est une plante herbacée vivace, robuste et raide, dont la base est ligneuse. Il peut atteindre 80 cm de hauteur, est très ramifié au sommet et porte de nombreuses fleurs jaunes qui sont groupées en une inflorescence large et diffuse. Les racines du millepertuis sont des rhizomes longs et vigoureux. Ses tiges sont munies de deux lignes saillantes et deviennent ligneuses. Les feuilles de la plante sont petites et présentent de nombreux et minuscules points translucides sur l’envers, visibles à contre-jour. Ces petits points translucides sont en réalité des glandes à huile qui rendent le limbe translucide. Les feuilles sont vert pâle, sessiles et opposées, de forme elliptique. Le revers des feuilles est parsemé de glandes noires qui sécrètent une substance odorante et volatile contenant de l’hypericine.

Les fleurs du millepertuis sont jaunes, brillantes et nombreuses. Elles ont cinq sépales et cinq pétales. Les bords des pétales sont dentés et, comme les feuilles, sont parsemés de glandes noires. Les fleurs ont de très nombreuses étamines, réunies en faisceaux. Elles sont bisexuelles. Lorsqu’elles se fanent, elles prennent une couleur rouille. Les bourgeons et les fleurs pressés entre les doigts laissent échapper un liquide rouge violet, l’hypericine. A Palsi talu, la floraison du millepertuis débute en juin/juillet et se prolonge jusqu’en août/septembre. Les fruits de la plante sont des capsules ovoïdes brunes et sèches, qui contiennent de nombreuses et minuscules graines qui vont de brunâtres à noirâtres.

Principales caractéristiques du millepertuis commun

- Le millepertuis est réputé pour ses propriétés antidépressives et pour soigner les contusions, les douleurs musculaires et les brûlures;

- Le millepertuis est une plante photosensibilisatrice, à cause de la substance toxique qu’elle contient : l’hypericine;

- Sa culture est facile si on lui procure un sol profond, pauvre, sec et bien drainé;

- Il est facile d’utiliser la méthode du semis pour reproduire le millepertuis;

- Les plants sont en place pour au moins quatre ans et l’on récolte les sommités fleuries et les feuilles dès la deuxième année sous de bonnes conditions;

- La récolte se fait au début de la floraison quand 20 à 25% des plantes sont en fleurs et que la teneur en hypericine est la plus forte;

- Le séchage et le conditionnement sont très importants si on veut obtenir un produit de haute qualité;

Séchage

Après la récolte, il faut enlever les parties mortes et rapidement étaler les plantes en une seule couche sur des claies. Il est également important de ne pas laisser la récolte au soleil, afin de garder le taux de principes actifs de la plante le plus élevé possible. Les sommités florales et les feuilles du millepertuis doivent être séchées dans le noir, immédiatement après la récolte, à une température entre 30 et 40°C. Il faut éviter le tassement qui provoque l’oxydation et le brunissement. Les fleurs contiennent entre 65 et 75 % d’eau. Dans de bonnes conditions, le séchage devrait être complet dans une période qui varie de 3 à 7 jours.

Au terme du séchage, il ne doit pas rester plus de 5 à 8 % d’humidité. Un taux d’humidité trop élevé risque de provoquer des moisissures et de rendre la récolte impropre à la consommation. Par ailleurs, à la fin du séchage, les bourgeons et les pétales doivent être encore jaunes et les feuilles et les tiges doivent être d’un vert tendre. Pour obtenir 1 kg de plantes sèches, il faut récolter entre 2,4 et 3,3 kg de plantes fraîches.

Rappel : Le millepertuis commun est photo sensibilisant (éviter le soleil). Par voie orale, il présente des interactions avec divers médicaments en diminuant ou en augmentant leurs actions. Son usage est toujours à signaler à son pharmacien et/ou à son médecin.

Huile de millepertuis et teinture mère de millepertuis 100% bio PALSI TALU
Huile de millepertuis et teinture mère de millepertuis 100% bio PALSI TALU

Huile de millepertuis et teinture mère de millepertuis 100% bio PALSI TALU

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 10 Janvier 2017

Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu

Pic épeiche à Palsi talu

Le pic épeiche est un symbole (chez les Romains, c’était un oiseau prophétique) qui plaide en faveur du maintien des grands et vieux arbres aussi bien dans les villes et villages qu’en milieu agricole ou en forêt. Et il joue, par son activité incessante, un rôle fondamental dans l'écologie des forêts.
La sylviculture intensive conduit à une homogénéisation des peuplements forestiers et à un abaissement de l'âge moyen des arbres. Les vieux arbres qui dépérissent, les chandelles (parties du tronc qui restent au sol lorsqu'un arbre a été cassé), les chablis (arbres déracinés tombés au sol), sont systématiquement éliminés au profit d'une exploitation à vocation économique et touristique, laquelle laisse de moins en moins de place aux pics. Une forêt sans pics est une forêt morte. Dans les réserves biologiques intégrales de la forêt de Fontainebleau en France ou de la forêt de Bielowieza en Pologne, la densité des populations de pics est élevée, alors qu'elle est quasiment nulle dans la plupart des forêts de l'Europe de l'Ouest aménagées pour l'accueil du public ou la production de bois d’œuvre.
 

Famille : Picidés

Genre : Dendrocopos

Espèce : major

Lieu de vie : de la taïga arctique jusqu'aux régions méditerranéennes

Noms :

Nom français : Pic épeiche

Nom estonien : Suur-kirjurähn

Nom russe : Большой пёстрый дятел

Nom anglais : Great Spotted Woodpecker

Nom allemand : Buntspecht

Statut de conservation :

  • En France : Tous les pics sont des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Arrêté du 17/04/1981, publié au JO du 19/05/1981.
  • En Europe : Protégé partout (inscrit à l'annexe II de la Convention de Berne). Apparemment peu menacé.
  • En Estonie : Protégé bien sûr, vous pourrez admirer au minimum un couple à Palsi talu.

Biométrie :

Taille : 24 cm

Envergure : 34 à 39 cm

Poids : 70 à 98 gr

Longévité : 11 ans

 

Le Pic épeiche (C’était l’oiseau de l’année 2016 de BirdLife Suisse) vit dans les forêts, les jardins et le paysage cultivé arboré. Il se nourrit principalement de larves d’insectes et, en automne et hiver, aussi de fruits et de graines. Comme foreur de cavités, le Pic épeiche dépend des grands et vieux arbres. Le maintien de ces éléments dans les villes et villages, en milieu agricole et dans les forêts est donc important.

Populaire et connu

De tous les pics, l’épeiche est probablement le plus répandu et le plus connu. Il vit partout où il y a des arbres d’un certain diamètre, aussi bien dans les agglomérations qu’en forêt ou en milieu agricole. Ce pic, de la taille d’un merle, est principalement noir et blanc ; seul le bas-ventre présente une tache rouge vif. Le mâle porte une petite tache rouge sur la nuque, les juvéniles ont une calotte rouge. La femelle du Pic épeiche n’a pas de tache rouge à la nuque.

Intelligent et polyvalent

Avec son bec puissant et avec sa force, le Pic épeiche creuse le bois pourri pour en extraire les larves d’insectes à l’aide de sa langue spéciale munie de crochets. En automne et hiver, surtout, les fruits et graines font également partie de son régime alimentaire. Les pives et les noisettes sont coincées dans une fourche ou une crevasse d’arbre, puis ouvertes avec le bec pour atteindre les graines succulentes. Le Pic épeiche utilise de telles « forges de pic » régulièrement. Au printemps, il perfore parfois les arbres d’une série de trous et lèche la sève.

Pas de maux de têtes pour le pic

La parade des Pics épeiches commence dès février en Europe de l’Ouest. Les mâles tout comme les femelles tambourinent sur des troncs creux pour annoncer la recherche d’un partenaire et délimiter par la même occasion leur territoire. Ce tambourinage porte sur une longue distance, audible jusqu’à 800 mètres alentour. Le bec et la tête du pic sont alors soumis à d’énormes pressions. Grâce à du cartilage compressible, un cerveau très bien protégé et une mandibule inférieure, qui disperse partiellement la violence des coups dans le reste du corps, le pic n’a pas de maux de tête. Son bec solide, sorte de ciseau à bois, frappe entre 5 et 20 coups par seconde, à une vitesse estimée de 25 km/h. C’est d’autant plus impressionnant que, sur une journée, l’oiseau actionne son marteau piqueur près de 12 000 fois!

Grâce à ses rectrices renforcées, sur lesquelles il peut s’appuyer, et son doigt postérieur qu’il peut placer selon les besoins, le Pic épeiche peut grimper sur les troncs avec aisance. Après l’accouplement, la femelle pond environ 6 œufs blancs dans une cavité d’arbre. Les jeunes y grandissent en toute sécurité. Peu avant l’envol, on peut entendre crier les jeunes intensivement depuis leur trou.

Rôle important dans l‘écosystème

Comme les Pics épeiches n’utilisent leur loge généralement qu’une seule saison de nidification, des cavités se libèrent régulièrement. De nombreuses espèces animales viennent ensuite loger dans ces trous de pic. En font partie les mésanges, la Sittelle torchepot (vraiment commune à Palsi talu !), le Gobemouche noir et des chauves-souris, mais aussi le loir gris, le muscardin et de différents insectes, comme les frelons (que nous protégeons et que vous pouvez observer à Palsi talu) ou les guêpes ou des coléoptères du bois mort. Il est donc essentiel de conserver les arbres à cavité.

Ambassadeur des grands arbres et les haies dans les agglomérations...

Les grands arbres indigènes n’ont souvent plus leur place dans les quartiers densément construits. Il faut les réintégrer sciemment lors de projets de construction. Ils ne représentent pas seulement un habitat pour le Pic épeiche et consorts, mais donnent aussi du cachet à un quartier, tempèrent l’atmosphère en été et filtrent la poussière. Les haies composées d’arbustes indigènes fleurissent au printemps et colorent nos automnes avec leurs baies appréciées de nombreuses espèces animales.
... et en milieu agricole

Le Pic épeiche vit aussi dans le milieu agricole, pour autant qu’il y trouve des habitats bien pourvus en grands arbres : haies hautes, allées, bosquets, vergers. De nombreuses autres espèces profitent de ces paysages richement structurés. Les grands et vieux arbres, appelés arbres biotope, sont des éléments importants dans les forêts. Souvent, ces géants de la forêt abritent une grande diversité en espèces : les cavités, l’écorce crevassée et la couronne offrent un abri, un site de nidification et de la nourriture pour les insectes, les chauves-souris et les oiseaux.

En s’attaquant aux troncs, le pic épeiche favorise aussi la colonisation des arbres morts par les champignons, les insectes xylophages de type coléoptères, dont l’action aide la décomposition. «Il participe ainsi au cycle de la nature», indique Michel Antoniazza (Ornithologue suisse averti) qui précise que le pic épeiche s’en prend le plus souvent à des arbres dépérissants.

Un omnivore gastronome

Ce pic bigarré (une jolie tache rouge vif au bas-ventre et une seconde plus petite sur la nuque des mâles s’ajoutent à son plumage noir et blanc) agit davantage en gastronome averti que par pure philanthropie. Car, dans le bois pourri des vieux arbres, il débusque les larves dodues des coléoptères. A ce propos, il se murmure dans les milieux autorisés que l’ouïe du pic est suffisamment développée pour lui permettre d’entendre le bruit du grignotage de ces larves qu’il affectionne tout particulièrement. Il creuse ainsi de manière très précise et extrait son menu grâce à une langue dont il se sert comme d’un efficace ustensile de cuisine. Rétractile, elle peut en effet sortir d’une dizaine de centimètres hors de son bec et ainsi accrocher les larves grâce aux petits crochets qui se trouvent à son extrémité.

Sa pitance, le pic épeiche ne la trouve pas exclusivement enfouie dans les arbres. Omnivore, il ingurgite volontiers des graines de pives ou des noisettes, qu’il ramasse à même le sol, souvent après les avoir fait tomber. Pour y goûter, il a une astuce. Ou plutôt une méthode bien rodée. Il coince le fruit dans une crevasse et pulvérise son enveloppe à coups de bec. Visiblement gourmet, il fait évoluer ses menus au gré des saisons. Il perfore au printemps les arbres pour en lécher la sève. A l’été, il ne crachera pas sur les chenilles et autres insectes qu’il pourra dénicher sur des feuilles.

 

Note sur les pics :

La destruction des forêts primaires d'Afrique, d'Asie et d'Amérique apparaît comme la cause directe de la disparition rapide de nombreuses espèces de pics. Le pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis), commun au XIXe siècle dans le sud des États-Unis et en Amérique centrale, a été totalement éradiqué en une cinquantaine d'années. Malgré la protection tardive des derniers lambeaux de son habitat naturel et son inscription à l'annexe I de la Cites, on peut le considérer comme probablement éteint.

Le pic mar a presque totalement disparu de la Scandinavie en peu de temps en raison de l'enrésinement à but commercial de la forêt, au détriment des vieilles futaies (chênes…). En France, si le pic mar est encore présent, on peut craindre que l'augmentation des surfaces enrésinées et le rajeunissement des classes d'âge des arbres contribuent à la diminution de ses effectifs, déjà constatée ici et là.

 

Références utilisées :

IOC World Bird List (v4.3) - Gill, F and D Donsker (Eds). 2014.

HBW Alive

Birdlife, http://www.birdlife.ch/fr/content/oiseau-de-lannee-2016-pic-epeiche

Avibase :

http://avibase.bsc-eoc.org/species.jsp?lang=FR&avibaseid=BC863B3A&sec=summary&ssver=1

IUCN Red List

http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.epeiche.html

http://www.mrugala.net/Nature/Animaux/Pic%20Epeiche/Pic%20Epeiche.htm

http://beh.free.fr/cm2000/pic/

http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/pic_%C3%A9peiche/184860#e5Jb74JgkJXLBA87.99

 

Suur-kirjurähn

Suur-kirjurähn on ilmselt kõige enam tuntud rähniliik. Ta on ilusa kirju sulestikuga lind. Valdavad on kontrastsed must ja valge, aga sabaalune on helepunane ning ka laubal asub punane laik. Isaslindudel on lisaks veel punane kukal. Iseloomulikud on talle veel väga pikk kleepuv keel, mida on hea putukakäikudesse sisse lükata, et sealt toitu kätte saada, ja väga jäik ning teravatipuline saba, mis on puutüvel tegutsedes tänuväärseks toeks.

See Euraasias ja Aafrikaski laialt levinud lind on ka Eestis väga sage. Elupaigaks on talle kõikvõimalikud puistud: alates asulates olevatest aedadest kuni suurte metsade keskosadeni välja. Meelispaigaks on aga niisked kuuse-segametsad. Vanemad kaitsevad koos agaralt oma territooriumi. Eriti häälekad on isaslinnud veebruarist aprillini, mil algab pesitsusaeg. Sel perioodil trummeldavad nad vahet pidamata.

Toitu hankides toksib rähn palju aeglasemalt ja vaiksemalt. Sel ajal meeldib tal segajatega ka peitust mängida. Nimelt kui inimene märkab rähni, siis jätab viimane mulje, et ei näinud ohtu ja libiseb nagu muuseas puu teisele küljele. Tegelikult märkab ta kõike ja selles võite varsti veenduda, kui näete teda vargsi puu tagant piilumas, "ega te lõpuks ometi ära ei ole läinud".

Esmalt laskub suur-kirjurähn oma toidupuu alusele ning siis hakkab järjest kõike hoolikalt läbi kontrollides üles liikuma. Nii võib ta tõusta rohkem kui 15 meetri kõrgusele puu otsa. Suvel on tal põhitoiduks putukate vastsed ja valmikud, aga talvel tarvitab rohkelt okaspuude seemneid. Selleks asetab ta käbi puuprakku ja hakkab nokalöökidega seemneid välja peksma. Sellise sepikoja läheduses võib tihti leida väga palju lammutatud käbisid. Vajadusel võib rähn ka puuprao käbi jaoks ise raiuda.

Pesaõõnsuse valmistab rähnipaar harilikult 2...8 meetri kõrgusele haavapuusse. Selle sügavus on kolmandik meetrit ja sissepääsu läbimõõt viis sentimeetrit. Aprilli lõpul või mai algul muneb emarähn 5...7 muna otse õõnsuse põhjale. Pärast paarinädalast haudumist kooruvad pimedad ning abitud pojad, kes aga peagi hakkavad suurt näljakisa tegema. Nad on nii aplad, et vanemad peavad neile iga paari minuti järel uue toidupala tooma. Söömisest on aga ka kasu, sest juba kolmenädalaselt võivad nad pesast lahkuda.

Suur-kirjurähn on hulgulind, osa meie rähne lendab talvel lõuna poole ja teised tulevad põhja poolt asemele. Ei kuulu looduskaitse alla.

http://bio.edu.ee/loomad/Linnud/DENMAJ2.htm

Nichoir pour pic épeiche

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 6 Janvier 2017

Le Bäckeofe Alsaco-Lorrain-Estonien de Palsi taluLe Bäckeofe Alsaco-Lorrain-Estonien de Palsi talu
Le Bäckeofe Alsaco-Lorrain-Estonien de Palsi taluLe Bäckeofe Alsaco-Lorrain-Estonien de Palsi talu

Le Bäckeofe Alsaco-Lorrain-Estonien de Palsi talu

La richesse du sol alsacien exclut l’élevage des ovins ; cependant l’éclectisme de l’Alsacien (ou son esprit de synthèse), nous fait découvrir dans le Bäckeofe le mouton allié au porc et au bœuf.

Que signifie Bäckeofe ? La réponse est : four du boulanger.

L’origine de ce plat s’explique assez facilement. Autrefois, la lessive accaparait, surtout le lundi, toute l’activité de la « ménagère » ; aussi, résolvait-elle le problème de la cuisine familiale en portant chez le boulanger sa terrine garnie qui cuisait alors lentement dans le four, sans qu’elle ait d’autre souci que de la faire chercher par un de ses enfants quand midi sonnait à l’horloge du village.

Et toute démonstration verbale est superflue tant que l’on n’a pas apprécié, fourchette en main, l’harmonie qui règne dans un même pot lorsque des viandes (marinées ou non), des pommes de terre, (des carottes et un poireau), des oignons et bien sûr, du vin d’Alsace ont mijoté ensemble.

 

Nous vous proposons 2 recettes que nous employons traditionnellement, et que nous mixons !!!, avec bien sûr, 100% des ingrédients employés bio (Mouton de la ferme voisine, bœuf et pommes de terre d’une ferme bio du Sud Setomaa, porc d’une ferme bio de Võrumaa, oignons, carottes, poireau, laurier, thym, persil produit par Palsi talu, vin blanc sec bio et végan (d’Italie ! question de prix et de disponibilité), sel de mer artisanal de L’île d’Olonne en Vendée http://www.goo.gl/f6Xgoc, et poivre bio). Et de temps en temps, certains ingrédients ne sont plus disponibles ; C’est pour cela que la recette Palsi talu bouge au fil de la saison !

 

1ère recette : traditionnelle

Préparation et cuisson 3h30

Ingrédients :

Echine ou épaule de porc 500g / Epaule de mouton (sans os) 500g / Poitrine de bœuf désossée ou paleron 500g / Pomme de terre 1kg / Oignons 250g / 2 gousses d’ail / Vin blanc d’Alsace sec 50cl / 1 bouquet garni / Persil, thym, laurier, sel, poivre

Détailler la viande en morceaux égaux et la mettre à mariner pendant 24 heures avec un peu de vin blanc, quelques oignons, l’ail, le bouquet garni, le poivre.

Dans une cocotte en terre, disposer une couche de pommes de terre émincées, ensuite les viandes, les oignons émincés, puis une nouvelle couche de pommes de terre et oignons émincés. Mouiller avec le vin blanc.

Fermer la terrine avec son couvercle et faire cuire au four du boulanger pendant 2h à 2h30.

Servir tel quel dans la terrine où s’est effectuée la cuisson.

Remarques : Suivant le goût on peut ajouter, en plus de la viande indiquée, une queue et un pied de porc. Et pour justifier son nom, ce mets devrait être cuit obligatoirement dans le four du boulanger (voir l’introduction).

Recette empruntée à « Les recettes de la table alsacienne de Joseph Koscher, Antoine Diss, Francis Hinault et Charles Euler – Société alsacienne d’édition et de diffusion - 1969

 

2ème recette : « moderne »

Pour 6 personnes, préparation 1h, cuisson 3h30

Ingrédients :

Echine de porc 1kg / 1 pied de porc coupé en rondelle / Epaule de mouton désossée 500g / Gîte de bœuf 500g / Pommes de terre 1,5kg / carottes 300g / 1 poireau / Oignons 200g / Vin blanc 1l / sel, poivre

Couper la viande en morceaux moyens, 5 à 6 centimètres.

Laver, éplucher et couper les pommes de terre, le poireau, et les carottes en rondelles.

Emincer les oignons.

Beurrer le fond d’une terrine.

Répartir les oignons dans le fond, puis ajouter une couche avec la moitié des pommes de terre et une couche avec la moitié des carottes. Saler, poivrer.

Disposer la viande, les rouelles de pied de porc. Saler, poivrer.

Recouvrer des rondelles de poireau, du reste de carottes puis de pommes de terre.

Verser le vin jusqu’à hauteur de la terrine. Couvrir et faire cuire au four à 220°C, thermostat 7, pendant 3 heures 30.

Recette empruntée à « Spécialités salées d’Alsace, Saveurs d’hier et d’aujourd’hui » par Didier Roeckel et son équipe du restaurant de la Couronne d’Or à Scherwiller – I.D. l’Edition – juin 2012

 

Remarque Palsi talu : Pour accompagner ce plat, le vin qui l’accompagne à Palsi talu provient non d’Alsace, mais de l’autre côté de la montagne (de Lorraine)! Probablement un sacrilège pour les alsaciens purs et durs… mais qui convient très bien au Bäckeofe.

Et en plus, ce n’est pas un vin blanc, mais un vin gris bio du Domaine de Muzy - Terre Amoureuse 2014 11,8%vol – IGP Côtes de Meuse – V. et JM. Liénard – F-55160 Combres. Tél 03 29 87 37 81. http://www.domainedemuzy.fr

 

Le Bäckeofe et une pièce de viande de boeuf bio de Setomaa.
Le Bäckeofe et une pièce de viande de boeuf bio de Setomaa.Le Bäckeofe et une pièce de viande de boeuf bio de Setomaa.

Le Bäckeofe et une pièce de viande de boeuf bio de Setomaa.

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 19 Décembre 2016

Le couple "pic cendré" de Palsi talu
Le couple "pic cendré" de Palsi talu

Le couple "pic cendré" de Palsi talu

Le pic dont je vais vous parler est peut-être le moins connu mais également le plus rare dans notre région. Les proportions du pic cendré sont proches de celle du pic vert, avec un gabarit à peine plus fin et un poids moyen de 150 grammes pour toujours 40cm d’envergure. Picus canus peut être confondu avec son plus proche cousin le pic vert, Plus petit que le pic vert, le pic cendré est caractérisé par une fine moustache noire. Il arbore également des tons verdâtres mais moins de jaune malgré tout. La tête est grise avec une petite tache rouge chez le mâle sur le dessus (la femelle n’en a pas). Le pic cendré fréquente les forêts de feuillus et mixte, il aime particulièrement la proximité de clairières et prairies où il recherche son alimentation principalement constitué de fourmis, d’insectes et plus occasionnellement de graines et de fruits. Le pic cendré est en forte régression, c’est pourquoi il devient de plus en plus rare de l’observer. Attention de ne pas déranger une loge habitée par ce bel oiseau (cavité qu'il aura creusée dans un arbre pour y installer son nid).

Famille : Picidae

Espèce : Picus canus, Gmelin

Lieu de vie : Europe (De la France au sud de la Scandinavie jusqu’à l’ouest de la Sibérie)

Noms :

  • Nom français : pic cendré
  • Nom estonien : Hallpearähn, hallrähn
  • Nom russe : Седоголовый дятел, Седой дятел
  • Nom anglais : Greyfaced Woodpecker
  • Nom allemand : Grauspecht

Carte de répartition en Europe :

http://s1.sovon.nl/ebcc/eoa/?species1=&species2=&species3=&species4=8550

Statut de protection : Convention de Berne (Annexe 2)

Statut de conservation :

Biométrie :

  • Taille : 33cm
  • Envergure : 38 à 40cm
  • Poids : 125 à 165g

Longévité : 6ans

Dans le groupe des pics, le Pic cendré est de taille moyenne, tête et cou gris et une fine moustache noire. Il peut être confondu avec le pic vert car il est également verdâtre avec un croupion jaune. Cependant ce croupion jaunâtre paraît plus terne, moins doré. De plus, il est plus petit et il possède une tête grise et un dessous grisâtre. Une fine moustache noire balaye l'arrière du bec et une petite tache triangulaire noire macule la face juste en avant de l'œil. Le mâle se distingue de la femelle par une tache frontale assez réduite d'un rouge vif. Les jeunes pic cendré ont des couleurs plus ternes, avec des barres sur les flancs. Le Pic cendré paraît avoir une silhouette plus fine que le pic vert en raison sans doute de sa queue plus longue.

La langue des pics est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules de tact, dont l'extrémité petite, plate et pointue, est ornée de petits crochets. Elle peut-être projetée loin en avant. Leurs tarses sont courts et les doigts pourvus d'ongles solides et recourbés. Deux sont dirigés en avant et deux en arrière, ils leurs permettent de grimper facilement aux arbres tout en prenant appui sur les plumes de la queue, excessivement robustes.

Habitat :

Il fréquente les forêts mixtes, les massifs de feuillus. Il affectionne plus particulièrement les hêtraies avec beaucoup de bois mort et d'arbres branchus dépérissant mais aussi les aulnaies et les frênaies avec souches gisant à terre. La présence de zones dégagées et ouvertes comme les clairières sont importantes pour son alimentation.

Structure des populations :

Le domaine vital d'un couple s'étale sur 1-2 km 2 (jusqu' à 5 km 2). Bien que très sédentaire à l'âge adulte, le pic cendré peut couvrir d'importantes distances en hiver ou lors de la recherche d'un territoire (dizaines de km).

Alimentation :

Il s'agit d'un pic "terrestre" puisqu'il concentre son activité de nourrissage au sol. Sa langue plus courte et d'autres différences morphologiques font que le Pic cendré est moins myrmécophage et que son régime est plus diversifié que celui du Pic vert. Avec une alimentation dominée par des invertébrés terrestres, le pic cendré fourrage dans des surfaces plutôt ouvertes et des jeunes stades de succession favorables à ses proies (essentiellement des fourmis, mais également d'autres insectes et araignées). Il peut également être granivore et frugivore. Il peut fréquenter des mangeoires artificielles en hiver (il aime le gras de porc, ou la margarine avec du millet ; voir les photos prises à Palsi talu).

Comportement traits de caractère :

C'est un oiseau qui excelle dans l'art de grimper. Les pics accomplissent leurs ascensions en enfonçant leurs ongles recourbés dans l'écorce des arbres puis prenant appui sur leur queue, effectuent de petits sauts. Contrairement au pic épeiche (voir fiche prochaine), c'est une espèce discrète surtout repérable par son chant au printemps. Il tambourine assez régulièrement contre les troncs d'arbres, plus souvent et plus fort que le pic vert, chaque série de coups n'excède pas les deux secondes. Le berceau du Pic cendré est plutôt situé en Asie. Dans sa colonisation de l'ouest, il s'est heurté à la concurrence du pic vert et ne s'en est accommodé qu'en occupant des boisements d'altitude qui en principe ne convenaient pas à l'autre espèce. Il est donc rare de les rencontrer sur les mêmes territoires et on ne peut pas parler de chevauchement des distributions.

Vol :

Vol court et ondulé, mais plus léger que celui du pic vert et aux battements plus rapides.

Reproduction et nidification :

Le Pic cendré est monogame. Il possède un territoire vital qu'il élargit seulement en dehors de la période de reproduction. Son nid est creusé principalement dans des hêtres (en estonien : pöök) la plupart du temps morts ou dépérissants. Il choisit rarement d'autres essences ou d'autres feuillus. En France, sa hauteur moyenne se situe aux alentours de 5 mètres. Le diamètre de l'orifice est de 5 ou 6 cm pour une profondeur de 9 à 13 cm. La femelle y pond 7 à 9 œufs mais rarement plus de cinq jeunes sont présents pour l'envolée. Il n'y a qu'une seule nichée par an et en principe pas de ponte de substitution en cas de perte de la nichée. La couvaison dure entre 14 et 17 jours et est assurée par les deux adultes. Les jeunes pics conservent le nid pendant 24 jours minimum. Leur émancipation est rapide après leur envol (maximum 3 semaines).

Menaces – protection – causes du déclin :

Les causes du déclin de l'espèce (en très forte régression, notamment dans le Centre et l'Est de l’Europe) sont à la fois liées aux milieux forestiers (transformation des peuplements et des lisières) et agricoles (intensification et transformation des prairies extensives).

Effets liés à la sylviculture :

- Transformation des vieux peuplements de feuillus biens structurés en futaies régulières

- Trop faible proportion de vieux bois et de bois mort sur pied

- Enrésinement (reboisement avec les conifères)

- Transformation des prairies extensives en peuplements épais et uniformes

- Diminution des proies (fourmis rousses des bois constructrices de dômes [voir un prochain post], etc..).

Autres impacts humains :

- Le réchauffement climatique semble favoriser le pic vert dont la niche écologique chevauche celle du pic cendré (compétition interspécifique) ;

Ne soyez pas comme ces personnes qui pensent : Les espèces en voie d’extinction ? Ce n’est pas grave, on en trouvera d’autres! Reboiser avec des conifères pour faire de l’argent à tout prix amènent à la disparition de la biodiversité.

Principes généraux de préservation des pics cendrés :

Le pic cendré n’est présent que dans les types forestiers devenus rares aujourd’hui, par exemple les forêts alluviales ou les vieilles forêts de feuillus riches en bois mort.

Les mesures forestières favorables à l'espèce nécessitent de :

- mettre en place des " îlots de vieillissement " ;

- décision de laisser sur pied les arbres à trous et les arbres annelés.

- éviter un abaissement de l'âge d'exploitation ;

- maintenir des arbres morts ou malades et des arbres à cavités (valeur indicative: 10 îlots de vieux bois d’une superficie individuelle de 0,5 à 1 ha par km2) ;

- éviter les travaux de coupe et de débardage en période de nidification (avril à juillet). Ni intervention ni dérangement pendant la période de couvaison.

Pour les zones de bocages où il est présent, il faudrait veiller au maintien d’une agriculture respectueuse de cet environnement et d’y valoriser des mesures agri-environnementales pour l’entretien des haies, ce que nous faisons très bien à Palsi talu, et c’est grâce à cela qu’un couple de pic cendré s’est installé  :-)

Références utilisées :

IOC World Bird List (v4.3) - Gill, F and D Donsker (Eds). 2014.

HBW Alive

Birdlife

Avibase :

http://avibase.bsc-eoc.org/species.jsp?lang=FR&avibaseid=BC863B3A&sec=summary&ssver=1

IUCN Red List

http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.cendre.html

 

Hallpea-rähn ehk hallrähn

Rahvapäraseid nimesid : Rahva seas on vōrdunud roherähniga. Roheline rähn, roheline ähn, hall tikas, hall hähn, hall rui, meltsas, mölsas, malsas, melts, malts.

Kehamõõtmed : Roherähnist pisut väiksem.

Kehamass : Umbes 200 g.

Levik : Euraasias, peamiselt sega- ja lehtmetsa ning stepivööndis kuni Himaalaja lōunanõlvade metsadeni. Eestis lokaalse levikuga, rohkem Vahe-Eestis, Võrumaal ja kohati Saaremaal.

Arvukus : 1000…2000 haudepaari.

Elupaik ja –viis : Väikestes ja keskmise suurusega puistutes. Nii leht-, sega- kui ka okasmetsades, väldib suuri metsamassiive. Lendab hästi ja kiiresti. Võib kohata ka parkides trummeldamas.

Ränne : On paiga- ja hulgulind.

Toitumine : Meelistoiduks on sipelgad, aga peale nende sööb veel hulgaliselt teisi putukaid.

Pesitsemine : Pesaõõnsuse raiub lehtpuu tüvesse. Kurnas on 5...8 muna.

Areng : Pesahoidja. Pojad lennuvõimestuvad juuli esimesel poolel.

Koht ökosüsteemis : Hävitab kahjurputukate kõrval ka palju metsale kasulikke sipelgaid.

Ohustatus ja kaitse : Kuulub kaitstavate linnuliikide III kategooriasse.

http://udras.eu/loodusepildialbum/loodus,loomad,linnud,wildlifephotography,loodusepildialbum,looduspilt/hallrahn/

http://bio.edu.ee/loomad/Linnud/PICCAN2.htm

 

Mâle et femelle "pic cendré" à Palsi taluMâle et femelle "pic cendré" à Palsi taluMâle et femelle "pic cendré" à Palsi talu
Mâle et femelle "pic cendré" à Palsi talu

Mâle et femelle "pic cendré" à Palsi talu

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 17 Décembre 2016

L'un des écureuils d'Eurasie à Palsi talu
L'un des écureuils d'Eurasie à Palsi talu
L'un des écureuils d'Eurasie à Palsi talu
L'un des écureuils d'Eurasie à Palsi talu

L'un des écureuils d'Eurasie à Palsi talu

L'écureuil d'Eurasie est appelé communément écureuil roux d'Europe (nom scientifique : Sciurus Vulgaris ; Eurasian red squirrel en anglais). On compte 23 sous-espèces.

Introduction :

Depuis plus d’un siècle l’homme pille les ressources naturelles de la planète sans se préoccuper de ce qu’il l’entoure. Aujourd’hui, nous savons avec certitude, que 25% au moins de la faune sauvage ne verra pas le jour au siècle prochain. A chaque fois que l’on regarde un animal sauvage, il faut se dire qu'il y a une chance sur 4 pour que nos petits enfants, voire nos enfants, le voient disparaître alors qu’aujourd’hui l’on considère que c’est encore un animal commun.

Le statut de l'écureuil d’Eurasie (roux) est déjà critique en France, alors qu'il est vrai que dans certains secteurs on peut en voir encore relativement facilement. Imaginer que le hérisson d'Europe a le même statut sur la liste noire des espèces menacées d'extinction que l'écureuil roux, incroyable alors qu'on en voit partout écrasé en France le long des routes, n'est ce pas (Ce n’est pas le cas en Estonie, où il a quasiment disparu !) ?

N'oublions pas qu’en France, le hérisson comme l'écureuil roux ont été très longtemps persécuté suite à leurs classements dans cette fameuse liste des animaux "NUISIBLES".

Voir la version abrogée au 1 juillet 2012 :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=1AD1718100BAEE86BF8565269FC62BD0.tpdila10v_3?idArticle=LEGIARTI000020416169&cidTexte=JORFTEXT000000688705&categorieLien=id&dateTexte=20120630

Pour quelle raison me direz-vous? Pas étonnant dans un système qui à l'époque (jusque dans les années 1980) avait chargé les seuls chasseurs, de la gestion de la faune sauvage!

Le moindre prétexte pour tirer un coup de feu était le bon, « normal ! » les périodes de chasse sont si courtes! Alors que le classement d'une espèce dans cette liste permet de faire le carton toute l'année et ceci sans le moindre répit! Pire, l'Etat payait pour la mise à mort. Les chasseurs étaient devenus des chasseurs de primes!

Le problème est qu'aujourd'hui le mal est fait, et que les mauvaises habitudes persistent.

La disparition de l'écureuil serait une catastrophe, son cas est unique. Imaginez c'est le seul animal qui soit mammifère, rongeur, arboricole, et 100 % diurne. Cet animal s'est parfaitement adapté à son environnement, il plante les essences d'arbre qui lui sont nécessaire et est capable de manger les plantes les plus toxiques de son environnement.

Il est temps de lui venir en aide, tant en France qu’ici, en Estonie, car les menaces qui pèsent sur lui sont nombreuses. Il est considéré comme en voie d’extinction en Grande Bretagne.

Généralités :

Comme son nom l’indique, l’écureuil est roux même si des spécimens peuvent aussi être totalement bruns ou noirs. Son pelage ventral ainsi que sa gorge sont de couleur blanche. Ses oreilles sont pointues avec de longs poils aux extrémités. Ses yeux sont relativement gros et de couleur noire. L’écureuil roux est arboricole et vit le jour. IL est facilement reconnaissable à sa longue queue rousse en panache. Il pèse environ 350 grammes. Contrairement aux idées reçues l'écureuil roux n'hiberne pas, mais il est vrai que ses différentes activités se limitent à quelques heures en hiver. L’espérance de vie de l’écureuil roux est d’environ 5 à 7 ans dans son milieu naturel en France, mais seulement de 3ans en général Estonie, à condition qu’il ait passé le premier hiver (+ de 50% des juvéniles meurent le premier hiver)! Certains peuvent même vivre aussi longtemps qu’en France. En captivité, l’espérance de vie peut monter jusqu’à 10 ans.

A la mue d’automne, afin de mieux se protéger du froid, ses oreilles s'ornent de fins pinceaux de poils, qu’il perd en partie avec la mue du printemps. Mis à part le lynx, c'est le seul mammifère européen qui possède des poils aux extrémités des oreilles. Chez de nombreuses sous-espèces, son pelage d’hiver prend des couleurs de gris.

L’écureuil se déplace uniquement par des bonds et donc les traces sont généralement regroupées.

Reproduction :

La période de reproduction, qui peut varier en fonction de la rudesse de l’hiver, et des différentes régions peut commencer en fin d’hiver de janvier/février à fin mars, mais aussi en été de juin à juillet. Les écureuils peuvent avoir plusieurs portées par an en fonction du climat et de la nourriture disponible, les portées sont en général de 2 en France, 1 en général chez moi en Estonie. La période de gestation est d'environ 38 jours. Une portée comporte en moyenne 3 à 4 petits pouvant aller jusqu'a 7. Les petits sont sevrés entre 7 et 11 semaines et leur maturité sexuelle est atteinte à environ 8 à 10 mois. Les petits naissent nus et aveugles. Le nombre de petits, de portée, de semaines de sevrage est directement lié à la quantité de lait dont dispose la mère, donc de la nourriture et de l’eau disponible dans son environnement proche. Les petits de la dernière portée (sevrés fin août début septembre) sont moins bien armés pour affronter l’hiver et subissent jusqu'à 70% à 80% de perte dès la première année.

Mais pourtant dans certains cas, ce sont les individus de la première portée qui peuvent subir d'avantage de perte. Ces périodes sont souvent liées aux périodes caniculaires que les individus de la deuxième portée ne connaissent pas en tant que juvéniles. Lorsque que la femelle est amené à devoir quitté son nid, alors elle déplace ces petits en les attrapent par la gueule.

Alimentation :

L’écureuil est omnivore, c’est un petit animal opportuniste et surtout un véritable petit glouton : il peut engloutir des quantités de nourriture relativement impressionnantes. Il peut se nourrir de presque tout ce qu'il peut trouver en forêt ou ce qui lui tombe sous la patte selon les saisons et l'endroit avec bien sûr des préférences.

Son régime est principalement végétal. Mais il peut aussi se nourrir de champignons, ce dont il raffole, de toutes les espèces même vénéneux comme l’amanite phalloïde. Il se nourrit aussi d’insectes, de vers et autres limaces. Il peut s’attaquer aux nids d’oiseaux pour manger les œufs voire les oisillons. La nourriture d’origine animale reste infime dans son régime alimentaire et se révèle principalement à la sortie de l’hiver quand les stocks sont épuisés et que la forêt n’est pas encore généreuse. Mais ce comportement pourrait aussi correspondre à une carence en minéraux. Et cette période correspond avec la période de gestation.

L’hiver n'est pas la période la plus difficile pour un écureuil. L’hiver, les écureuils bénéficient de leurs réserves et des aliments suivants mis à la disposition par la nature:

Les écureuils se nourrissent de leurs réserves mais ils comptent sur nous pour prélever quelques graines destinées aux oiseaux (il est gourmand de graines de tournesol). A la période froide, on peut aussi leur venir en aide en leur présentant quelques rondelles de carotte. Ils adorent ça et c'est un très bon apport nutritionnel.

Les bourgeons constituent un apport nutritionnel non négligeable pour les écureuils au début du printemps. Les écureuils qui ont la chance de vivre proche d'épicéas se font de véritables festins de cônes, c'est son pêché mignon. Il peut en manger plusieurs dizaines par jour.

Parasites et maladies de l’écureuil roux :

1 - Les parasites externes:

  • Puces
    • Monopsyllus scuirorum: la plus commune à l’écureuil.
    • Tarsopsylla octodecimdentata: Plus rare en France, est rencontré dans les régions froides, comme chez moi en Estonie.
  • Tiques

2 - Les parasites internes:

  • La grande douve du foie (Fasciola hepatica):
  • L’acanthocéphale (Moniliformis moniliformis):
  • Larves de cestodes dont l’hydatide (d'Echinoccocus granulosus).
  • Les nématodes intestinaux.

3 - Maladies:

  • Coccidiose (Eimeria sciurorum) maladie pouvant être mortelle sur les animaux fragiles.
  • Parapoxvirus transmis par l'écureuil gris.
  • Les coccidies.

Prédation :

Au niveau prédation, l’écureuil est très rapide et en cas de danger, il peut grimper aux arbres très rapidement, nager dans un cours d’eau ou bien sauter d’un arbre à un autre. Les rapaces, les renards, les chiens, les chats ou encore les martres des pins sont pour lui de redoutables prédateurs.

Plein d’infos sur ce blog que l’auteur consacre à l’écureuil roux :

http://grifouniou.free.fr/sosecu2/page.2.htm

ou celui-ci :

https://animal.cheloniophilie.com/Fiches/Ecureuil-roux.php

Note importante : N’achetez surtout pas d’écureuils en animalerie (écureuil gris, écureuil de Sibérie ou écureuil de Corée, écureuil à ventre rouge, écureuil de Finlayson, écureuil du japon à ventre blanc).

L’écureuil de Corée : Mis en liberté, ils sont catastrophiques pour notre écureuil roux, et en plus, ils sont un vecteur de la borréliose de LYME. L’écureuil de Corée peut supporter plusieurs centaines (jusqu’à 250 !) tiques sur son dos. Vivant dans des terriers de faible diamètre, ils n’ont que très peu de prédateurs. La solution à la limitation (ou mieux l'éradication !) de cette espèce envahissante, et ceci de manière naturelle, passe certainement par l'aide de la charmante hermine, de la fouine et de la martre.

L’écureuil gris : L ’écureuil gris est originaire de l’est de l’Amérique du nord. L’écureuil gris a été introduit en Angleterre et en Irlande à la fin du 19e siècle où il a quasiment fait disparaître l'écureuil roux. Il ne subsiste plus aujourd'hui que quelques spécimens d'écureuils roux dans le nord de l’Écosse. Certains experts prévoient la disparition totale de l'écureuil roux en Grande Bretagne d'ici 2025. L'écureuil gris est apparu sur le continent européen dans le Nord de l’Italie en 1948. Il occupe la même niche écologique que le roux, mais l’écureuil gris est plus gros pour un poids moyen à l’âge adulte de 550 grammes contre 350 grammes pour le roux, ce qui explique pourquoi le gris n’a aucun mal pour prendre la place du roux d’autant plus qu’il s’est parfaitement adapté à son nouvel environnement. L’écureuil gris pourrait être porteur d'un virus fatal au petit roux, le parapoxvirus. A ce jour, aucun recensement d'écureuils gris n'a été confirmé en France, mais certaines études prévoient un envahissement de l’Europe par ce dernier si aucune mesure n’est prise par l’Italie pour empêcher la propagation de cette espèce. Si tel était le cas ce serait probablement la cause de l’extinction du petit Sciurus vulgaris en Europe.

L’écureuil du Japon à ventre blanc : comme un malheur n'arrive jamais seul, l'état a autorisé la commercialisation de l'écureuil du japon à ventre blanc, espèce qui ressemble comme 2 gouttes d'eau à notre petit écureuil roux.

Sauf que celui du japon n'est pas de l'espèce des Sciurus Vulgaris mais de l'espèce des Sciurus lis. Autrement dit, si cette bestiole arrive dans nos forêts, il sera quasi impossible de faire la différence entre les 2 espèces, surtout si cette nouvelle espèce génère des dérèglements écologiques (ce qui est certain, car à chaque fois l'histoire nous l'a démontré), il sera alors difficile de prendre des mesures de protection en faveur du petit roux.

Par contre l'Etat a interdit la détention de cet animal pensant ainsi que cela suffirait à protéger notre petit roux, sauf qui l'y a déjà des animaleries qui en vendent chez nous!! Pas dur à trouver en première page Google, on tombe sur des sites qui vendent des couples pour moins de 200 euros!

Surtout n'en acheter pas!! C'est illégal, par contre n’hésitez pas à dénoncer toute commercialisation de cette espèce, avant qu'il ne soit trop tard MERCI.

Question : Pourquoi, autoriser la commercialisation d'une espèce si c'est pour en interdire la détention?

Réponse : Parce que nous vivons dans un système de commerce global, où il est interdit d'interdire les échanges commerciaux, et la seule réponse à ce problème est d'interdire la détention.

Conclusion : J’ai bien peur que toutes ces causes cumulées ne faciliteront pas la survie du petit écureuil roux et qu’il n’aura que peu de chance de voir le siècle prochain. Nous faisons tout à « Palsi talu » pour le protéger dans son milieu naturel… et venez les admirer à nos 2 postes d’observation, non loin de la maison. La période d’activité est le matin et en fin d’après-midi et en soirée. Et si vous avez de la chance, vous pourrez peut-être prendre une photo (moi, je n’ai pas encore réussi !) d’un écureuil noir, oui, noir, qui est l’une des sous-espèces qui vient nous rendre visite de temps en temps.

 

L’écureuil d’Eurasie

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 16 Décembre 2016

La choucroute alsacienne "bio" de Palsi talu
La choucroute alsacienne "bio" de Palsi taluLa choucroute alsacienne "bio" de Palsi talu

La choucroute alsacienne "bio" de Palsi talu

Préparation et cuisson 3h30

 

Choucroute bien blanche 1,5kg / Carré de porc salé 750g / Lard fumé 400g / 5 saucisses de Strasbourg / 8 à 10 quenelles de foie / 1 palette de porc salée et fumée / 1 jambonneau / Saindoux ou de préférence graisse d’oie ou de canard 100g / 1 gros oignon / 2 clous de girofle / 1 gousse d’ail / 5 baies de genièvre / 1 verre de vin blanc d’Alsace sec / 10 pommes de terre moyennes / sel et poivre.

 

Laver la choucroute à l’eau froide, la presser, puis la laver une seconde fois à l’eau chaude. L’égoutter et la presser vigoureusement par poignées pour en extraire l’eau.

Conseil Palsi talu : Si vous en connaissez la provenance (de préférence bio, bien sûr !), si c’est vous qui la faite avec les choux du jardin… Égouttez simplement la choucroute, NE LA RINCEZ PAS. L'acidulé de la choucroute va vous aider à digérer la charcuterie, et d'autre part en rinçant, vous enlèverez tous les bienfaits de la choucroute : vitamines, probiotiques, enzymes, minéraux...). Après cuisson, il en restera toujours beaucoup plus qu’après un rinçage. Et en plus, les probiotiques "morts" sont aussi bénéfiques que les vivants car ils viennent nourrir votre microbiote intestinal.

Prendre une cocotte ou une casserole haute à fond épais et y éparpiller la choucroute en ajoutant au milieu l’oignon piqué des clous de girofle. (On peut également émincer l’oignon et le faire suer dans la graisse avant d’ajouter la choucroute). Ajouter l’ail et les baies de genièvre, enfermés dans un petit sachet en toile ; mouiller à mi-hauteur avec le vin blanc et l’eau, ajouter la graisse, le sel et le poivre. (Ne pas trop saler, car il y aura encore un apport de sel par le porc salé). Mettre à cuire en couvrant d’un papier parchemin graissé, mettre en place le couvercle de la cocotte.

Laisser cuire à bonne allure pendant 1 heure, remuer pour que la graisse se répartisse bien, ajouter le lard fumé et le carré de porc ; ralentir le feu en veillant à ce qu’il y ait toujours un peu de mouillement dans le fond du récipient de cuisson. Temps de cuisson : 2h à 2h1/2.

Ajouter les pommes de terre épluchées sur le dessus de la choucroute pour les faire cuire à la vapeur. Continuer à cuire 30 minutes.

Conseil Palsi talu : Ne faites pas cuire les pommes de terre dans la choucroute, car le vin blanc les empêcherait de bien cuire. Vous pouvez aussi les cuire en robe des champs, pelez-les et ajoutez-les cuites dans la choucroute 5 min avant la fin de la cuisson de celle-ci.

Enlever l’oignon, le sachet contenant l’ail et les baies de genièvre, égoutter au maximum la choucroute qui doit conserver sa blancheur et la saveur aigrelette due à la fermentation ; dresser sur un plat en disposant sur la choucroute le lard et le carré de porc coupés en tranches régulières ainsi que les saucisses de Strasbourg préalablement pochées pendant 5 minutes dans l’eau bouillante. (Ces saucisses ne doivent pas bouillir, sinon elles éclatent). Garnir avec les pommes de terre ainsi qu’avec la palette de porc salée fumée, les quenelles de foie, le jambonneau préalablement pochés à part.

Remarque : Ce mets exquis et impressionnant doit être servi brûlant sur des assiettes très chaudes.

Recette parue dans : « Les recettes de la table alsacienne » de Joseph Koscher, Antoine Diss, Francis Hinault, Charles Euler – 1969 ; et testée depuis un certain temps avec un grand succès à Palsi talu.

 

Remarque Palsi talu : Nous faisons cette choucroute avec la totalité d’ingrédients bio. Voir photos. Nous produisons notre choucroute, avec nos choux ou les choux d’une autre ferme bio située elle-aussi en Setomaa. Pour la garniture, nous n’y mettons pas certaines fois les quenelles de foie (que nous produisons : voir recette), ni les saucisses de Strasbourg ; nous avons un fournisseur (bio bien sûr !) de notre région qui fabrique des snacks, quasi similaires aux originales. Nous n’employons pas de vin blanc sec d’Alsace pour mouiller la choucroute, nous employons un vin italien ! (très bon rapport qualité/prix pour un vin bio et vegan) :

Trebbiono d’Abruzzo – dénomination d’origine contrôlée – importé par Cavelli GmbH, 67550 Worms, Allemagne – vendu en Allemagne par Netto Marken-Discount sous la marque BioBio au prix de 2,19€ la bouteille.

http://www.netto-online.de

Par contre, pour la déguster, nous prenons un vin blanc d’Alsace bio. Un Riesling convient très bien, pour un petit budget (ou pour un repas rapide, permettant de « larges rasades » : un Sylvaner (Il en en a d’excellents) ou un pinot (classe supérieure au Sylvaner). Ou encore une bonne bière d’Alsace. Placer sur votre table de la moutarde d’Alsace et du raifort (nous produisons un excellent raifort à la crème)

Remarque supplémentaire Palsi talu pour servir la bière :

La bière, dans sa coquetterie, au contact des graisses, se dévêt trop vite de son col empanaché. Aussi convient-il d’avoir soin, avant d’en servir, de bien tenir compte de cette fragilité de la mousse en dégraissant et en rinçant bien le verre, avant d’y faire couler lentement la bière, obliquement à sa paroi, jusqu’au tiers ou à la moitié, puis de le redresser et terminer de le remplir en laissant tomber le flot sur le contenu. La bière ainsi servie, conservera son gaz naturel si nécessaire à sa dégustation, à sa bonne digestibilité, tout en présentant le faux col crémeux plaisant à l’œil et aux lèvres.

(C’est le fruit de ma « grande » expérience de serveur dans une discothèque/concert/bar à bière de Nancy : le Métro)

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 6 Décembre 2016

Les Setos d'Estonie
Les Setos d'Estonie

Notre ferme « Palsi talu » se situe en pays Seto, dans le Sud-Est de l’Estonie. Au sud du lac de Pskov, sur un petit territoire aujourd’hui partagé entre l’Estonie et la Russie, les Setos (prononcez séto) ont développé depuis plusieurs siècles une culture originale qui les distingue de leurs voisins estoniens et russes. Parlant une variante de l’estonien du Sud, de confession orthodoxe, ils sont aujourd’hui célèbres principalement pour leur chant polyphonique, le leelo (prononcez léélo), inscrit par l’UNESCO en 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Un ouvrage, publié par la collection « Peuples en Péril » des éditions ARMELINE, qui s’appuie principalement sur des sources estoniennes et sur les observations faites par l’auteur (Antoine CHALVIN) en pays seto, présente pour la première fois au lecteur français l’histoire, la langue et la culture de ce petit peuple fennique encore trop méconnu.

Nous vous le recommandons vivement :

LES SETOS D’ESTONIE d’Antoine CHAUVIN

Editions ARMELINE, collection « Peuples en Péril », 2015

ISBN 978-2-910878-45-0, prix : 12€

Bien sûr, il est consultable chez nous, et nous vous emmènerons à la découverte de ce peuple minoritaire, qui a fort peu de chances de garder son identité tant il semble difficile de lutter contre l’urbanisation, l’uniformisation des modes de vies et de pensées des sociétés postindustrielles et les avantages qu’elles offrent aux yeux des jeunes générations.

Les Setos d'Estonie
Les Setos d'Estonie
Les Setos d'Estonie
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Les Setos d'Estonie

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Rédigé par Marika & Joel Kuhlmann

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Publié le 26 Novembre 2016

La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...
La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...

La parade des chevreuils : le chevreuil, la chevrette et le petit chevrillard...

Le chevreuil est un hôte fréquent des bois et des prairies de notre ferme bio "Palsi talu"; mais, doté d'une ouïe fine, il ne se laisse pas approcher facilement.

Roux en été, sa robe devient grise en hiver. Souvent confondu avec la biche, la chevrette est beaucoup plus petite, ne pesant au maximum que 25 kg, alors que la biche peut  atteindre les 100 kg.

Le mâle porte des bois qui ne sont bien visibles qu'à partir de la troisième année. Très pointus, ils sont particulièrement dangereux au cours des combats entre mâles qui éclatent en juillet, en prélude à la période de rut qui se poursuit en juillet-août. Deux faons naîtront  en mai-juin de l'année suivante.

Déjà vieux à 7 ans, le chevreuil mourra vers l'âge de 10-12 ans.

Sédentaire le chevreuil ne parcourt guère plus de 3 à 4 km par jour, encore moins l'hiver, période où il doit ménager ses forces.

Au printemps et en été, dès le crépuscule, le chevreuil trouve une nourriture très appréciée dans les bourgeons tendres et les feuilles naissantes qu'il broute délicatement du bout des lèvres.

Le chevreuil passe sa journée à se reposer et à ruminer sur la "couchette" qu'il a méticuleusement aménagé en dégageant dans les feuilles des sous-bois un petit espace ovale d'une soixantaine de cm. Ces couchettes bien visibles sont un signe de la présence de chevreuils.

En automne, après la période de rut, il n'est pas rare de rencontrer une famille, mâle, femelle et faons, cueillant les fruits de l'alisier, de l'aubépine, ....

C'est en hiver que la vie devient difficile : il faut en effet trouver 3 kg de nourriture chaque jour! Le lierre, les ronces composent une grande partie de la ration quotidienne. Gratter  la neige met à jour également les faînes de hêtres, la callune et d'autres plantes basses;  même les feuilles sèches, la mousse, les branches mortes sont mangées pour éviter l'épuisement qui conduit à la mort.

Mais en dernier ressort, le chevreuil va chercher à se rapprocher des habitations, où il pourra améliorer son ordinaire avec les légumes encore présents au jardin, ou encore avec les pommes ou les poires du verger conservées sous la neige!

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Rédigé par Marika & Joel Kuhlmann

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Publié le 14 Novembre 2016

Jaht keelatud

The entire surface of the farm is declared as an area where it is forbidden to hunt; And this is recorded by the "Keskkonnaamet" Ministry. Hunting societies are aware of this fact. Nevertheless, a simple and readable signage has been put in place.

Toute la surface de la ferme est déclarée comme une zone où il défendu de chasser; et ceci est enregistré par le Ministère "Keskkonnaamet". Les sociétés de chasse sont au courant de ce fait. Néanmoins, une signalisation simple et lisible a été mise en place.

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