Publié le 29 Juillet 2017

Plaidoyer pour une mal aimée : l’ortie!

Rares sont les jardins où l'ortie n'est pas traitée (dans tous les sens du terme!) comme une "mauvaise herbe", le caractère urticant de la plante ajoutant à son discrédit, et finalement à sa perte. Pourtant, et vous l'aurez compris, l'ortie est la plante nourricière de nombreux insectes, et notamment de papillons (sans parler de multiples vertus, présentement hors propos).

Sachez qu'une touffe d'ortie, ou quelques potées au fond du jardin, suffisent souvent pour leur donner vie....tout en égayant la vôtre. Sachez également que les "mauvaises herbes" du jardin sont souvent les bonnes pour de nombreuses espèces d'insectes, et que bien traiter, c'est ne pas traiter avec des pesticides!

 

Inachis io (Lépidoptère Nymphalidae) : chenille et adulte
Inachis io (Lépidoptère Nymphalidae) : chenille et adulte

Inachis io (Lépidoptère Nymphalidae) : chenille et adulte

Inachis io (paon du jour)

 

C'est à coup sûr le plus classique des classiques. Reste qu'il se fait de moins en moins commun (comme tant d'autres!), en l'attente de peut-être devenir de plus en plus rare ... voire d'un jour disparaître !

 Il faut dire qu'être Paon du jour n'est pas sinécure, car par-delà les aléas de la Vie, et de sa condition d'insecte, la jolie bestiole a tout à redouter des insecticides ... sans parler d'herbicides ayant tôt fait de "griller" sa plante nourricière préférée ... avec œufs et chenilles à l'occasion !

Ce papillon est même protégé dans certains cantons Suisse, et ce n'est pas par hasard!

 

Inachis io a la particularité d'hiverner à l'état adulte, ailes fermées, dans des lieux plutôt sombres et humides (greniers, caves, recoin de vieille bâtisse, arbre creux, caverne, terrier abandonné, etc.). Là où il y a 2 générations, les individus hivernants vont sortir de leurs retraites dès les premières belles journées ensoleillées, généralement en février-mars, puis ils vont s'accoupler, et pondre. Il s'ensuivra une première génération, qui pourrait se qualifier de printanière, laquelle en donnera une seconde, à la fois estivale et hivernante, observable d'Août à Mai.

La ponte suit classiquement l'accouplement, et les œufs sont déposés en amas de 50 à 200 en général au revers des feuilles de l'ortie commune, dite grande ortie (Urtica dioica).

La chenille a une impressionnante structure des soies épineuses, particulièrement acérées et barbulées mais a une totale innocuité, non urticante, et non vulnérante.

Régime alimentaire d’Inachis io : les adultes (papillons) se nourrissent du nectar des fleurs. Les chenilles se nourrissent d’orties (parfois de houblon) et c’est tout !

 

Pour l'accueillir dans votre jardin, pensez à lui garder quelques orties.

Inachis io (paon du jour)Inachis io (paon du jour)
Inachis io (paon du jour)
Inachis io (paon du jour)Inachis io (paon du jour)

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 29 Juillet 2017

Les grues cendrées, animaux familiers de Palsi Ökotalu

La Grue cendrée est l'un des plus grands oiseaux d'Europe. Une envergure de 2 m à 2,40 m pour un poids de 4 à 6 kg font d'elle, un oiseau imposant. Sa longévité est de 15 à 17 ans. Son nom de « cendrée » lui vient de sa couleur à dominante grise, couleur cendre, relativement uniforme. L'oiseau adulte présente une tête contrastée entre noir et blanc. Une calotte rouge située au sommet de la tête est également plus ou moins visible selon la saison. Cette zone n'est pas constituée de plumes rouges, mais au contraire, résulte d'une absence de plume. La couleur rouge est due aux vaisseaux sanguins particulièrement nombreux à cet endroit et qui affleurent sous la peau. La couleur est donc plus marquée et la zone plus étendue à l'approche de la période de reproduction, période d'excitation sexuelle. La « queue » en panache n'est en réalité que l'extrémité des rémiges (plumes des ailes) qui dépassent. La véritable queue est en réalité très courte et n'est visible que lorsque l'oiseau est en vol. Le jeune né dans l'année est différent car entièrement brunâtre. Il acquière progressivement son plumage d'adulte.
En vol, la grue se distingue par sa silhouette en forme de « + », ses grandes pattes dépassant largement à l'arrière et son cou est tendu.

Dans Järsumäe (l'un de nos champs), avant la fenaison.
Dans Järsumäe (l'un de nos champs), avant la fenaison.

Dans Järsumäe (l'un de nos champs), avant la fenaison.

La particularité anatomique du bréchet de la grue cendrée permet que son cri soit entendu jusqu'à 4 km. Ce n'est pas au chant du coq que vous vous réveillez à Palsi Ökotalu, mais au cri de la grue cendrée en été !

La grue cendrée est un oiseau qui se reproduit dans le nord de l'Europe depuis la Norvège jusqu'en Russie, et donc en Estonie. Elle hiverne en Afrique du nord, en Algérie et en Tunisie principalement, mais certaines populations descendent jusqu'au Soudan et en Éthiopie. Quelques couples passent la mauvaise saison dans le parc naturel régional des landes de Gascogne notamment et dans le sud de l'Espagne. La grue cendrée fréquente les landes humides, les forêts ouvertes marécageuses et les prairies inondées.

On peut observer en France la grue cendrée en milieu naturel dans la zone spéciale de conservation du lac du Der-Chantecoq en Champagne (70.000 à 80.000 grues cendrées effectuent une halte migratoire chaque année au mois de novembre). Plus de 206 000 grues cendrées ont afflué au lac du Der-Chantecoq, battant le record mondial de concentration en grues cendrées en 2014!

 

 

Grues cendrées à Miikse küla, 500m de Palsi Ökotalu - photos Marina Zhurina - juillet 2017
Grues cendrées à Miikse küla, 500m de Palsi Ökotalu - photos Marina Zhurina - juillet 2017
Grues cendrées à Miikse küla, 500m de Palsi Ökotalu - photos Marina Zhurina - juillet 2017
Grues cendrées à Miikse küla, 500m de Palsi Ökotalu - photos Marina Zhurina - juillet 2017

Grues cendrées à Miikse küla, 500m de Palsi Ökotalu - photos Marina Zhurina - juillet 2017

Grue cendrée et cigogne se promènent ensemble dans la zone humide de Palsi Ökotalu!
Grue cendrée et cigogne se promènent ensemble dans la zone humide de Palsi Ökotalu!Grue cendrée et cigogne se promènent ensemble dans la zone humide de Palsi Ökotalu!

Grue cendrée et cigogne se promènent ensemble dans la zone humide de Palsi Ökotalu!

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 30 Juin 2017

Palsi Ökotalu

Une certaine confusion règne dans la traduction de l'estonien au français pour le mot "mahe" qui devrait dans le contexte d'une ferme être traduit par organique.

Mais maintenant, des personnes mal attentionnées, et ayant compris l'intérêt de sembler bio, utilisent ce terme de mahetalu, alors qu'ils n'ont pas de ferme organique. Ils traduisent mahetalu par ferme tranquille, douce, etc.. Ce terme "mahetalu" n'est pas un terme officiel, bien que le Ministère de l'Agriculture l'emploie pour les fermes bio, ainsi que le terme ökotalu :

https://www.agri.ee/et/eesmargid-tegevused/mahepollumajandus

Pour être clair, le seul terme indiquant en estonien que nous avons une ferme bio, est le mot : Ökotalu.

C'est le mot que nous emploierons sur notre blog dorénavant : Palsi Ökotalu

Le titre du blog a donc changé : il est passé de Palsi Mahetalu à Palsi Ökotalu

Et voici les logos qui vont avec notre ferme :

 

 

Logo Bio européen et logo Bio estonien
Logo Bio européen et logo Bio estonien

Logo Bio européen et logo Bio estonien

Kuidas mahetoit ära tunda?

Mahetoodete töötlemisel on lubatud kasutada rangelt piiratud arvu lisaaineid. Mahetoidu töötlemisel ei kasutata näiteks kunstlikke värvaineid, sünteetilisi lõhna- ja maitseaineid, maitsetugevdajaid, magustajaid, ioniseerivat kiirgust ega muud sarnast.

Kõik mahepõllumajandusega tegelevad ettevõtted on kantud riiklikku mahepõllumajanduse registrisse. Sealt leiab nii tootjaid, töötlejaid, turustajaid, ladustajaid kui ka importijaid. Register on kõigile avatud ning kahtluse korral saab igaüks sealt ettevõtte kohta päringu esitada.

Registrisse kuuluvaid mahepõllumajandusettevõtteid kontrollitakse regulaarselt, et nende tegevus vastaks mahepõllumajanduses kehtestatud nõuetele.

Mahetoit on muutumas üha populaarsemaks ning selle kasulikkust organismile uuritakse üha enam. Põhjalikumat informatsiooni mahetoidu võrdlevatest uuringutest leiad Eesti Maaülikooli koostatud väljaandest (http://www.agri.ee/valjaanded).

Mahe- ehk ökotoidu tunneb ära nende märkide järgi:

mahelogod

Lisaks võib ökotoodetelt leida eri riikide kontrollorganisatsioonide või riiklikke ökomärke. Euroopa Liidu mahelogo kasutamine on aga kohustuslik, seega on see märk kindlaks garantiiks, et tegemist on mahetootega.

Mahepõllumajanduse nõuded kehtivad mahetootmise kõikides etappides – taime- ja loomakasvatuses, töötlemisel ning turustamisel. Seega saab näiteks leiba või jogurtit mahedana müüa ainult siis, kui kõik valmimise etapid on kontrollitud vastavalt mahepõllumajanduse seadusele.

Tootel, millel on viide mahepõllumajandusele, on alati kirjas toote valmistaja andmed ja seda kontrollinud järelevalveasutuse kood, samuti viide koostisosade päritolule.

Eesti mahetoodete pakenditelt tuleks näiteks otsida järgmisi koode:

  • Põllumajandusameti kood on EE-ÖKO-01
  • Veterinaar- ja Toiduameti kood on EE-ÖKO-02

Suurima valiku mahetoiduaineid leiab spetsiaalsetest öko- ja loodustoodete poodidest.

Mitmetes suuremates kauplustes ja kaupluskettides on mahetoit paigutatud eraldi riiulile või letti, mis on ka vastavalt märgistatud.

Paljud mahetalunikud müüvad aga oma toodangu otse tarbijale. Kõige soodsama hinnaga saabki mahetoitu otse talunikelt või töötlejatelt ostes.

Tarbi teadlikult ja tervislikult!

http://tervis.goodnews.ee/kuidas-mahetoit-ara-tunda/

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 26 Juin 2017

Platanthera bifolia - Ööviiul - Platanthère à deux feuillesPlatanthera bifolia - Ööviiul - Platanthère à deux feuilles
Platanthera bifolia - Ööviiul - Platanthère à deux feuilles

Platanthera bifolia - Ööviiul - Platanthère à deux feuilles

La Platanthère à deux feuilles (Platanthera bifolia), encore appelée Orchis à deux feuilles, est une orchidée terrestre européenne. Elle fréquente aussi bien les pelouses que les forêts de feuillus, conifères ou mixtes, de l'étage collinéen jusqu'à 2000 mètres.

C'est une orchidée à deux grandes feuilles basales (parfois trois), à feuilles caulinaires rares et très étroites. Fleurs blanches, à long labelle parfois teinté de vert. Très long éperon filiforme, un peu arqué et descendant. Se distingue de l'espèce voisine P. chlorantha par le fait que les loges de l'anthère sont parallèles. Floraison en juin-juillet, en général dans les bois clairs. Platanthera bifolia est une plante vivace, d'un hauteur de 15 à 50 cm.
Inflorescence en épi lâche sur la partie supérieure de la tige. Fleurs blanches, à sépales externes étalés, à labelle long, fin et verdâtre.Les loges polliniques sont parallèles ce qui la différencie de Platanthera chlorata (loges divergentes). Odeur délicate de vanille.
Espèce héliophile (aimant le soleil),  ou de demi-ombre, dans prés et bois.

  • Nom estonien : Ööviiul
  • Nom catalan : orquídia blanca.

Venez la découvrir à Palsi Ökotalu, en suivant notre nouveau sentier botanique. Nous avons maintenant, après quatre années complètes de protection de cette orchidée, 6 différentes places où elle s'épanouit. Actuellement plus d'une quinzaine de platanthère à deux feuilles sont en fleurs, et d'autres en préparation. Nous sommes heureux et fiers de cette réussite de protection. 💓 Les photos ne sont pas de grandes qualités, car nous ne voulons pas piétiner les abords de ces jolies orchidées sauvages.

Description détaillée

feuille

Habituellement au nombre de 2, presque opposées à la base de la tige.
Une ou plusieurs feuilles bractéiformes vers le haut.
Les feuilles sont oblongues-lancéolées, ou spatulées et s'atténuent progressivement vers la base.
Plus ou moins ondulées.

tige

Verte, légèrement côtelée vers son extrémité. entre 20cm et 60cm.

fleur

Très odorante, spécialement le soir. Blanches à crème, parfois jaunâtre, à verdâtre. Sépales latéraux étalés, sépale dorsal légèrement incliné à l'avant.
Pétales latéraux légèrement infléchis. Labelle entier, longuement linguiforme un peu atténué en un bout obtus. Eperon filiforme, beaucoup plus long que l'ovaire, finissant souvent en pointe arquée.
Les lobes de l'anthère sont rapprochés et parallèles.
Stigmate sessile, trilobé. Rétinacle nu.

odeur

Les fleurs ont une odeur de vanille.

Ne pas confondre avec P.Chlorantha

Cette espèce diffère de P.Chlorantha par les loges de l'anthère qui sont rapprochées et parallèles. En plus P.Bifolia répand une odeur agréable... P.Chlorantha fleurit environ 2 semaines avant P.Bifolia.

Milieux

Champs marécageux, marais, pelouses, prés humides, prairies maigres. Forêts de feuillus à sol humide, forêts de conifères, aulnaies. Prairies alpines jusqu'à 2000-2300m.

Quelques-unes des "nombreuses" platanthères à deux feuilles de Palsi mahetaluQuelques-unes des "nombreuses" platanthères à deux feuilles de Palsi mahetalu
Quelques-unes des "nombreuses" platanthères à deux feuilles de Palsi mahetalu

Quelques-unes des "nombreuses" platanthères à deux feuilles de Palsi mahetalu

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 7 Juin 2017

Arnica montana L. à Palsi mahetalu
Arnica montana L. à Palsi mahetalu

Arnica montana L. à Palsi mahetalu

Arnica montana L. - Mägi arnika

Description : L’Arnica des montagnes, ou Arnica (Arnica montana L., 1753), est une espèce de plantes herbacées vivace rhizomateuse du genre Arnica et de la famille des Asteraceae. Cette plante européenne principalement montagnarde est typique des sols acides et pauvres en éléments nutritifs. Cette plante est très connue pour ses vertus médicinales, depuis le Moyen-âge.

Principal caractère de reconnaissance : ses feuilles opposées. C'est une plante vivace, d'une hauteur de 20 à 30 cm. En France, elle pousse dans les pâturages des montages, sur des terres siliceuses. Elle supporte des feuilles duveteuses, ovoïdes et tannées. Leurs capitules, de 5 ou 6 cm de large, sont jaune orangé. La base de la fleur est une rosette. Son fruit, comme la graine, est surmonté d'un pappus, doté de soies brunes ou blanches. L'arnica dégage un léger parfum suave. La cueillette se fait au début de la floraison, soit de mai à août selon les étages de végétation. Début juillet dans les Hautes-Vosges, un lieu de prédilection pour l'arnica montana. La dessiccation intervient rapidement.


Quelques caractéristiques :

  • Dimensions :
  • Taille plante
    20-50cm
    Diamètre capitule
    50-80 mm

 

  •  
  • Type végétatif : vivace
  • Floraison : de Mai à août
  • Altitudes : 600 à 2800 mètres
  • Autres noms vernaculaires : Tabac des Vosges
  • L’Arnica vivace aime les sols acides pauvres en calcaire des forêts de conifères peu denses, des sols marécageux et des landes ainsi que les prairies de montagne non fertilisées, à 600 – 2700 mètres d’altitude.
    En Europe, elle est répandue dans une zone allant de la Scandinavie au nord du Portugal et de l'Espagne, à l’est de l'Espagne, au nord de l'Italie et à la région des Balkans. Vers l'est, elle s'étend jusqu'au sud de la Russie et à l'Asie centrale.
    Plus au sud, on ne la trouve qu'en altitude.
  • Il est rare de trouver aujourd'hui de grandes zones d’Arnica sauvage en raison de la cueillette intensive et de la fertilisation excessive ; la plante a d’ailleurs été ajoutée à la liste des plantes menacées et est couverte par la convention de Washington sur la protection des espèces (1981).

Près de chez nous, à Palsi Ökotalu, une petite "colonie" d'Arnica Montana fait notre bonheur tous les ans. Vous faisons en sorte qu'elle prospère. C'est une fleur qui n'accepte pas la transplantation. Ses populations, fortement malmenées par l'agriculture intensive, deviennent de plus en plus rares. Cette situation lui vaut d'ailleurs d'être nommée dans de nombreux textes de loi la protégeant et particulièrement dans la Directive habitats européenne.

L'arnica intervient traditionnellement en phytothérapie, pour traiter les affections inflammatoires locales, d'origines traumatique ou infectieuse. Riche en principes anti-inflammatoires et antalgiques, elle est utilisée par l'industrie pharmaceutique pour la fabrication de pommades et d'onguents. Elle est couramment prescrite en traumatologie et en médecine du sport. Elle est utilisée en pommade pour soigner les bleus et contusions ainsi qu’en homéopathie pour le traitement des douleurs musculaires. Attention, à forte dose, elle est toxique.Il est attesté que les animaux en pâture – exception faite des chèvres – ne supportent pas cette plante qui a déjà provoqué de nombreuses intoxications.

Composition de l'arnica

Parties utilisées

La fleur (le capitule entier) est prioritairement utilisée en phytothérapie. Cependant, toutes les structures de la plante (feuilles, tiges, racines et graines) peuvent être exploitées, selon le type de préparation.

Principes actifs

Ce sont les nombreuses molécules synthétisées par l'arnica qui confèrent à cette plante un usage si précieux en médecine. Parmi les principaux principes actifs, on peut citer les flavonoïdes, le thymol, l'arnicine, les coumarines et les caroténoïdes.

Utilisation et posologie de l'arnica

Dosage

L'arnica s'utilisera principalement en usage externe, sous les formes de pommades, d'onguents, de teintures ou d'huile de massage. Le seul usage par voie interne concerne les préparations en homéopathie, réalisées par l'industrie pharmaceutique ou en officine.

Traitement des lésions traumatiques et/ou inflammatoires ( rhumatismes, piqûres d'insectes, dermatoses, phlébites peu profondes, etc.), selon les préparations.

Précautions d'emploi de l'arnica

Ne jamais utiliser des solutions d'arnica sur des plaies ouvertes ou ulcérées et, bien sûr, ne jamais avaler des solutions ou des extraits d'arnica. En cas d'ingestion, la présence d'arnicine, d'une grande toxicité, peut provoquer un empoisonnement, pouvant mener au jusqu'au coma et même au décès.

 

Arnica montana - Mägi arnika

Arnica – the plant
Arnica montana is an alpine plant, grow­ing in nutrient-poor soil. It can poten­tially reach a height of up to 60cm, but this is unusual given the harsh conditions at high altitudes. It grows in meadows up to 3,000 metres above sea level, where it is exposed to strong sunlight. The higher the altitude, the more aro­matic the plant will become.

It is found throughout Europe, but nowadays it is more common to see hybrids of Arnica rather than the pure species growing wild. The natural habitat has been encroached upon by agricul­ture. Arnica cannot grow in areas where fertiliser has been used and aerial fertil­isation has had a huge, negative impact on the wild population in the Voges mountains of France. Arnica grows best in moist, peaty siliceous soils and chalk is harmful even in small quantities.

Arnica is in great demand herbally and homeopathically, which has led to over-harvesting. The World Wildlife Fund (WWF) with other conservation agen­cies has drawn attention to this issue, and thankfully many countries have responded by introducing legislation to protect the species. A license is required to collect the plant in many European countries, but unfortunately this is almost impossible to police so the temptation to make money has taken precedence over the long-term maintenance of natural stock. Only Spain lacks prohibitive laws regarding arnica collection, yet 1,000 to 3,000 kg of wild arnica was imported into Germany from Romania in the period 1989 to 1999 according to figures obtained by WWF.

Responsible companies have attempt­ed to farm arnica to cater for the demand, but it is a tricky plant to cultivate so their results have been mixed. It loves the harshness of its natural habitat and this is very challenging to reproduce com­mercially. Its inborn need to survive has led to cross-breeding in the wild.

Herbal use
For centuries arnica montana has been used herbally for bruising and sprains.

Generations of Swiss mountain guides chewed arnica leaves to prevent fatigue induced by climbing. The dried leaves were used as a substitute for tobacco, hence its common name of mountain tobacco. The dried flowers promote sneezing, so it was also known as snuff plant. Fall kraut, fall herb and wound herb, other eponyms, demon­strate the age-old use for the effects of trauma. The flowers are used as a com­press for sprains and bruises. The bright yellow flowers glisten in the sunshine and can resemble the eyes of a wolf from a distance, hence the name Wolfesgelega, wolf’s eye in German. Leopard’s bane is a reference to its wild beauty and elegance, and independent spirit.

The root contains essential oils which are powerful anti–inflammatory agents. The ski resorts are well-versed in the benefits of arnica – massages and body wraps using arnica are readily available in many, and I was highly amused to see a Hotel Arnica in Madonna di Cam­piglio in the Italian Dolomites!

Herbally the plant has been used for traumatic injuries involving bruising, and as a cardiac tonic for weak and weary hearts. It is also used homeo­pathically to support the heart, and for weakness and weariness in the elderly.

Arnica is also used to stimulate the kidneys, but can be quite toxic in herbal solutions. The ingestion of large quanti­ties can cause irritation to the gut; a temp­orary stimulation is followed by a depres­sion of the circulation, respiration and temperature. Violent headaches ensue, the pupils dilate and then muscular par­alysis sets in. The whole nervous system is paralysed and death results. Arnica should be used judiciously on the skin as it can cause nasty irritating rashes.

one of the best-known homeopathic remedies for bruising has a deeper significance

Arnica montana is one of the best-known homeopathic remedies. It has been used for several trials to demonstrate the effect of homeopathic remedies on bruising and trauma. Indeed some plastic surgeons swear by it for reducing bruising after cosmetic surgery. Many people are “converted” to the homeopathic cause after seeing spec­tacular results with this humble herb. Arnica montana belongs to the Compo­sitae family, in other words it is a rela­tive of the common daisy. Several of this family of plants are used homeopathi­cally and herbally – Calendula, Chamo­milla, Echinacea, Millefolium (yarrow), Solidago (golden rod) and Taraxacum (dandelion). The star shaped flowers of this botanical family are familiar to us all as sunflowers and ornamental daisies. Other members of the Compositae family include food crops such as lettuce, chicory, globe artichoke and guayule – a source of hypoallergenic latex.

The plants are rich in inulin, a com­pound between sugar and starch that the plants store in their underground organs as a source of energy. It is used as a natural sweetener for diabetics. The Compositae contain selenium and arnica ash is rich in manganese. Both selenium and man­ganese are powerful anti-oxidants in the human body and in addition manganese is an essential element needed for healthy bones, wound-healing, and the meta­bolism of proteins, cholesterol and carbo­hydrates. It may well be that it is this rich source of manganese that facilitates healing, acting in combination with the other plant chemicals. Manganese levels affect the levels of iron, magnesium and calcium in the body. Manganese defic­iency is rarely seen (or recognised) except in individuals fed artificially through their veins. They develop abnormalities in the skeleton, impaired growth and skin rashes.

Arnica montana - Mägi arnika

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 6 Mai 2017

La première jonquille de PalsiLa première jonquille de Palsi

La première jonquille de Palsi

La première jonquille de Palsi Ökotalu vient de s'ouvrir le 06 mai 2017!

Cette jonquille sauvage est originaire des Hautes-Vosges, et a été transplantée au printemps dernier. Et aujourd'hui, un peu de Lorraine nous est apparu en Estonie!

Ce narcisse jaune (Narcissus pseudonarcissus) provient de la région du Tholy. Nous en avons une trentaine de plants qui, eux aussi, vont bientôt éclore.

Cette plante à bulbe est toxique mais a toujours été préservée par les paysans vosgiens car elle n'est pas dangereuse pour le bétail comme les vaches vosgiennes. En effet, le narcisse n'est pas brouté. De plus, les feuilles ont disparu à la fenaison. Les bulbes sont enfouis sous les racines des graminées. Les narcisses ne causent aucune détérioration des prairies de fauche. Mieux, les bulbes jouent un rôle dans la stabilisation des sols de prairies aux abords des ruisseaux.Pour sa préservation, il convient d'être vigilant car la cueillette n'est pas réglementée et l'urbanisation de certaines zones provoque la disparition d'hectares de prairies à jonquilles.

La première Jonquille
La première Jonquille

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 28 Avril 2017

Un petit éventail des nombreux oiseaux qui viennent nous rendre visite. Nous avons répertoriés plus de 80 espèces différentes.
Un petit éventail des nombreux oiseaux qui viennent nous rendre visite. Nous avons répertoriés plus de 80 espèces différentes.
Un petit éventail des nombreux oiseaux qui viennent nous rendre visite. Nous avons répertoriés plus de 80 espèces différentes.
Un petit éventail des nombreux oiseaux qui viennent nous rendre visite. Nous avons répertoriés plus de 80 espèces différentes.
Un petit éventail des nombreux oiseaux qui viennent nous rendre visite. Nous avons répertoriés plus de 80 espèces différentes.
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Un petit éventail des nombreux oiseaux qui viennent nous rendre visite. Nous avons répertoriés plus de 80 espèces différentes.

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 27 Mars 2017

Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)
Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)

Leucojum vernum (Nivéole de printemps, Nivéole printanière, Kevadine märtsikelluke)

Kevadine märtsikelluke (Leucojum vernum) kasvab umbes 20-25 cm kõrguseks ja õitseb märtsis - aprillis. Õied on 2-2,5 cm suurused, kuid varrel enamasti üks, mõnikord 2 kellukat. Istutada päikeselisele kuni kergelt varjulisele hästiõhustatud parasniiske ning viljaka pinnasega kasvukohale 8-10 cm sügavusele. Sobib peenras äärelilleks, samuti kiviktaimlasse, terrassile ja rõdukasti. Sobiv taim ka ajatamiseks. Istutusaeg on august - oktoober. Võib jätta samale kohale mitmeks aastaks järjest. Paljundatakse sibula pesakonna jagamise teel pärast lehtede kolletumist. Pärast jagamist istutada kohe uuesti maha. Talvekate pole tingimata vajalik, kuid siiski soovitav kasvukohas, kuhu talvel lumi ei kogune.

La Nivéole de printemps (Leucojum vernum), appelée vulgairement Claudinette.

C'est une plante sauvage que l'on trouve de plus en plus rarement en pleine nature. C'est pour cela que dans de nombreux pays comme la Belgique, la France ou les Pays-Bas elle est protégée. A Palsi Ökotalu, les nivéoles de printemps poussent naturellement, et ce sont des vraies, des sauvages!

La nivéole de printemps ressemble à une perce-neige. Elle est souvent confondue avec! Sa fleur est plus grande que celle de Galanthus Nivalis (la perce-neige, dont les fleurs sont uniformément blanches, voir photos ci-dessous) et sa tige mesure de 15 à 25 cm. La nivéole de printemps fleurit deux semaines plus tard que la perce-neige commune (février-mars). Ainsi, la floraison a lieu non pas au printemps, mais à la fin de l'hiver.

Les six tépales présentent une tache apicale, verte chez la variété type, jaunâtre chez la variété carpathicum Sims qui est présente dans la partie orientale de sa distribution.

Elle est également moins cultivée que la nivéole d'été (Leucojum aestivum) qui est de plus grande taille.
La nivéole de printemps est très florifère et offre des petites fleurs en forme de clochettes blanches ourlées de vert.
Elle n'apprécie pas trop les déplacements et la floraison sera plus abondante si les bulbes sont laissés en place, ils se naturalisent rapidement.

Préférant les terrains humides, elle peut également être installée à proximité d'un plan d'eau.

Attention, les bulbes des nivéoles de printemps (et celles des perce-neige) sont toxiques en cas d'ingestion.

Galanthus nivalis L. (perce-neige, Lumikelluke)Galanthus nivalis L. (perce-neige, Lumikelluke)

Galanthus nivalis L. (perce-neige, Lumikelluke)

Venez admirer ces jolies fleurs (Nivéoles de printemps et Perce-neige) à Palsi Ökotalu. Elles poussent à l'état sauvage, et nous en prenons soin!

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 16 Janvier 2017

millepertuis commun - Liht-naistepuna
millepertuis commun - Liht-naistepunamillepertuis commun - Liht-naistepuna

millepertuis commun - Liht-naistepuna

Durant tout le Moyen-âge, ce fut l’herbe capable de chasser des régiments de démons. Lors de la question, on bourrait de force la bouche des prétendues sorcières de feuilles de millepertuis : elles avouaient, paraît-il, ainsi plus facilement leurs turpitudes.

Origine

D’origine eurasiatique, le millepertuis est très commun dans toutes les régions tempérées d’Europe, d’Afrique du Nord-Ouest et d’Asie du Nord. Le genre millepertuis compte plus de 200 espèces. Il ne s’agit pas d’une plante très nordique.

Le millepertuis pousse dans les endroits ensoleillés et ouverts, dans des sols plutôt secs, souvent sablonneux ou graveleux. On peut en voir en bordure des chemins, des fossés et des voies ferrées, dans les champs abandonnés, les pâturages et les terrains vagues. Le millepertuis pousse jusqu’à une altitude de 1600 m.

Le nom botanique de la plante Hypericum perforatum signifie «sur la statue» et fait référence aux plantes qui poussaient sur les vieilles statues. L’origine du mot perforatum vient de «perforer» et réfère aux feuilles trouées de la plante. Le mot «pertuis» signifie trou.

Le millepertuis est une plante qui se propage abondamment dans les pâturages et les prairies. Elle est considérée nuisible à cause d’une substance toxique qu’elle contient, l’hypericine, qui la rend photo sensibilisatrice. Les animaux ou les humains qui la consomment réagissent aux rayons solaires et peuvent développer des démangeaisons intenses. Plusieurs efforts pour l’éradiquer ont d’ailleurs été entrepris dans certains pays.

En Europe, le millepertuis était dédié à Saint Jean-Baptiste et associé aux fêtes du solstice d’été et de la Saint-Jean. On le récoltait la veille de cette fête pour ses vertus surnaturelles. Les Grecs l’utilisaient pour traiter les plaies et les blessures, les infections internes et les troubles névralgiques. Vers la fin du Moyen-âge, on considérait le millepertuis comme une plante capable de chasser les mauvais esprits (voir l’introduction) et les sommités fleuries de la plante servaient à traiter la névralgie, l’anxiété, la névrose et la dépression. Les propriétés antidépressives du millepertuis ont fait l’objet de plusieurs recherches qui ont démontré son efficacité dans les traitements des affections nerveuses.

Modes d’utilisation

Aujourd’hui, la réputation du millepertuis commun n’est plus à faire et on lui attribue plusieurs propriétés médicinales. C’est surtout l’un des meilleurs antistress et antidépresseurs naturels. Il peut être utilisé comme antidépresseur, vulnéraire, tonique nerveux, antiseptique, anti-inflammatoire, antibactérien, astringent, cicatrisant, cholagogue et sédatif léger. On l’utilise par voie interne sous forme de plante séchée, de teinture et de capsule, principalement pour traiter la dépression légère ou modérée, la dépression saisonnière, le trouble obsessionnel compulsif, l’anxiété et l’agitation nerveuse, de même que pour atténuer les symptômes de la ménopause et du syndrome prémenstruel. Il facilite la circulation cérébrale et agit ainsi sur l’artériosclérose : il diminue les pertes blanches. On le retrouve sous forme d’élixir floral, de produit homéopathique, d’huile, de crème et de teinture. Son huile, en application externe, fait merveille pour guérir les brûlures, cicatriser les plaies, régénérer les tissus superficiels, soulager les douleurs et autres inflammations. Nous avons fabriqué en 2016, et testé (!), à Palsi Ökotalu, les prototypes (très réussis) pour la commercialisation de l’huile de millepertuis 100% bio, ainsi que pour la teinture mère de millepertuis 100% bio. En vente dès cette année, après la récolte. Une petite production est envisagée dès la première année, car nous avons ensemencés en début d’automne, après avoir préparé le terrain qui semble très prometteur.

Surface ensemencée : 1,6 ha. Nous avions anticipé cette culture et avions récolté ces 2 dernières années jusqu’à 250 grammes de semences de millepertuis commun. Maintenant, avant la saison de récolte, il ne nous reste plus qu’à construire un séchoir professionnel de ferme pour un séchage de nos plantes de qualité pharmaceutique.

 

Principaux aspects botaniques et physiologiques

Nom botanique : Hypericum perforatum L.

Noms français : millepertuis, millepertuis commun, millepertuis perforé, herbe de la Saint-Jean, herbe à mille trous, herbe percée, herbe aux piqûres, trucheron, chasse-diable, etc…

Noms anglais : Common Saint John’s Wort, Kamath Weed

Nom estonien : Liht-naistepuna, emasterohi, jaanirohi, jeesuverelill, mariarohi, ninnilill, olangas, punalill, vereselituserohi, viinalill, viinapuna, jne…

Nom allemand : Johanniskraut

Famille : Hypéricacées, Hypericaceae

Le millepertuis commun est une plante herbacée vivace, robuste et raide, dont la base est ligneuse. Il peut atteindre 80 cm de hauteur, est très ramifié au sommet et porte de nombreuses fleurs jaunes qui sont groupées en une inflorescence large et diffuse. Les racines du millepertuis sont des rhizomes longs et vigoureux. Ses tiges sont munies de deux lignes saillantes et deviennent ligneuses. Les feuilles de la plante sont petites et présentent de nombreux et minuscules points translucides sur l’envers, visibles à contre-jour. Ces petits points translucides sont en réalité des glandes à huile qui rendent le limbe translucide. Les feuilles sont vert pâle, sessiles et opposées, de forme elliptique. Le revers des feuilles est parsemé de glandes noires qui sécrètent une substance odorante et volatile contenant de l’hypericine.

Les fleurs du millepertuis sont jaunes, brillantes et nombreuses. Elles ont cinq sépales et cinq pétales. Les bords des pétales sont dentés et, comme les feuilles, sont parsemés de glandes noires. Les fleurs ont de très nombreuses étamines, réunies en faisceaux. Elles sont bisexuelles. Lorsqu’elles se fanent, elles prennent une couleur rouille. Les bourgeons et les fleurs pressés entre les doigts laissent échapper un liquide rouge violet, l’hypericine. A Palsi Ökotalu, la floraison du millepertuis débute en juin/juillet et se prolonge jusqu’en août/septembre. Les fruits de la plante sont des capsules ovoïdes brunes et sèches, qui contiennent de nombreuses et minuscules graines qui vont de brunâtres à noirâtres.

Principales caractéristiques du millepertuis commun

- Le millepertuis est réputé pour ses propriétés antidépressives et pour soigner les contusions, les douleurs musculaires et les brûlures;

- Le millepertuis est une plante photosensibilisatrice, à cause de la substance toxique qu’elle contient : l’hypericine;

- Sa culture est facile si on lui procure un sol profond, pauvre, sec et bien drainé;

- Il est facile d’utiliser la méthode du semis pour reproduire le millepertuis;

- Les plants sont en place pour au moins quatre ans et l’on récolte les sommités fleuries et les feuilles dès la deuxième année sous de bonnes conditions;

- La récolte se fait au début de la floraison quand 20 à 25% des plantes sont en fleurs et que la teneur en hypericine est la plus forte;

- Le séchage et le conditionnement sont très importants si on veut obtenir un produit de haute qualité;

Séchage

Après la récolte, il faut enlever les parties mortes et rapidement étaler les plantes en une seule couche sur des claies. Il est également important de ne pas laisser la récolte au soleil, afin de garder le taux de principes actifs de la plante le plus élevé possible. Les sommités florales et les feuilles du millepertuis doivent être séchées dans le noir, immédiatement après la récolte, à une température entre 30 et 40°C. Il faut éviter le tassement qui provoque l’oxydation et le brunissement. Les fleurs contiennent entre 65 et 75 % d’eau. Dans de bonnes conditions, le séchage devrait être complet dans une période qui varie de 3 à 7 jours.

Au terme du séchage, il ne doit pas rester plus de 5 à 8 % d’humidité. Un taux d’humidité trop élevé risque de provoquer des moisissures et de rendre la récolte impropre à la consommation. Par ailleurs, à la fin du séchage, les bourgeons et les pétales doivent être encore jaunes et les feuilles et les tiges doivent être d’un vert tendre. Pour obtenir 1 kg de plantes sèches, il faut récolter entre 2,4 et 3,3 kg de plantes fraîches.

Rappel : Le millepertuis commun est photo sensibilisant (éviter le soleil). Par voie orale, il présente des interactions avec divers médicaments en diminuant ou en augmentant leurs actions. Son usage est toujours à signaler à son pharmacien et/ou à son médecin.

Huile de millepertuis et teinture mère de millepertuis, prototypes 100% bio PALSI ÖKOTALU
Huile de millepertuis et teinture mère de millepertuis, prototypes 100% bio PALSI ÖKOTALU

Huile de millepertuis et teinture mère de millepertuis, prototypes 100% bio PALSI ÖKOTALU

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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Publié le 10 Janvier 2017

Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu
Pic épeiche à Palsi talu

Pic épeiche à Palsi talu

Le pic épeiche est un symbole (chez les Romains, c’était un oiseau prophétique) qui plaide en faveur du maintien des grands et vieux arbres aussi bien dans les villes et villages qu’en milieu agricole ou en forêt. Et il joue, par son activité incessante, un rôle fondamental dans l'écologie des forêts.
La sylviculture intensive conduit à une homogénéisation des peuplements forestiers et à un abaissement de l'âge moyen des arbres. Les vieux arbres qui dépérissent, les chandelles (parties du tronc qui restent au sol lorsqu'un arbre a été cassé), les chablis (arbres déracinés tombés au sol), sont systématiquement éliminés au profit d'une exploitation à vocation économique et touristique, laquelle laisse de moins en moins de place aux pics. Une forêt sans pics est une forêt morte. Dans les réserves biologiques intégrales de la forêt de Fontainebleau en France ou de la forêt de Bielowieza en Pologne, la densité des populations de pics est élevée, alors qu'elle est quasiment nulle dans la plupart des forêts de l'Europe de l'Ouest aménagées pour l'accueil du public ou la production de bois d’œuvre.
 

Famille : Picidés

Genre : Dendrocopos

Espèce : major

Lieu de vie : de la taïga arctique jusqu'aux régions méditerranéennes

Noms :

Nom français : Pic épeiche

Nom estonien : Suur-kirjurähn

Nom russe : Большой пёстрый дятел

Nom anglais : Great Spotted Woodpecker

Nom allemand : Buntspecht

Statut de conservation :

  • En France : Tous les pics sont des oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Arrêté du 17/04/1981, publié au JO du 19/05/1981.
  • En Europe : Protégé partout (inscrit à l'annexe II de la Convention de Berne). Apparemment peu menacé.
  • En Estonie : Protégé bien sûr, vous pourrez admirer au minimum un couple à Palsi talu.

Biométrie :

Taille : 24 cm

Envergure : 34 à 39 cm

Poids : 70 à 98 gr

Longévité : 11 ans

 

Le Pic épeiche (C’était l’oiseau de l’année 2016 de BirdLife Suisse) vit dans les forêts, les jardins et le paysage cultivé arboré. Il se nourrit principalement de larves d’insectes et, en automne et hiver, aussi de fruits et de graines. Comme foreur de cavités, le Pic épeiche dépend des grands et vieux arbres. Le maintien de ces éléments dans les villes et villages, en milieu agricole et dans les forêts est donc important.

Populaire et connu

De tous les pics, l’épeiche est probablement le plus répandu et le plus connu. Il vit partout où il y a des arbres d’un certain diamètre, aussi bien dans les agglomérations qu’en forêt ou en milieu agricole. Ce pic, de la taille d’un merle, est principalement noir et blanc ; seul le bas-ventre présente une tache rouge vif. Le mâle porte une petite tache rouge sur la nuque, les juvéniles ont une calotte rouge. La femelle du Pic épeiche n’a pas de tache rouge à la nuque.

Intelligent et polyvalent

Avec son bec puissant et avec sa force, le Pic épeiche creuse le bois pourri pour en extraire les larves d’insectes à l’aide de sa langue spéciale munie de crochets. En automne et hiver, surtout, les fruits et graines font également partie de son régime alimentaire. Les pives et les noisettes sont coincées dans une fourche ou une crevasse d’arbre, puis ouvertes avec le bec pour atteindre les graines succulentes. Le Pic épeiche utilise de telles « forges de pic » régulièrement. Au printemps, il perfore parfois les arbres d’une série de trous et lèche la sève.

Pas de maux de têtes pour le pic

La parade des Pics épeiches commence dès février en Europe de l’Ouest. Les mâles tout comme les femelles tambourinent sur des troncs creux pour annoncer la recherche d’un partenaire et délimiter par la même occasion leur territoire. Ce tambourinage porte sur une longue distance, audible jusqu’à 800 mètres alentour. Le bec et la tête du pic sont alors soumis à d’énormes pressions. Grâce à du cartilage compressible, un cerveau très bien protégé et une mandibule inférieure, qui disperse partiellement la violence des coups dans le reste du corps, le pic n’a pas de maux de tête. Son bec solide, sorte de ciseau à bois, frappe entre 5 et 20 coups par seconde, à une vitesse estimée de 25 km/h. C’est d’autant plus impressionnant que, sur une journée, l’oiseau actionne son marteau piqueur près de 12 000 fois!

Grâce à ses rectrices renforcées, sur lesquelles il peut s’appuyer, et son doigt postérieur qu’il peut placer selon les besoins, le Pic épeiche peut grimper sur les troncs avec aisance. Après l’accouplement, la femelle pond environ 6 œufs blancs dans une cavité d’arbre. Les jeunes y grandissent en toute sécurité. Peu avant l’envol, on peut entendre crier les jeunes intensivement depuis leur trou.

Rôle important dans l‘écosystème

Comme les Pics épeiches n’utilisent leur loge généralement qu’une seule saison de nidification, des cavités se libèrent régulièrement. De nombreuses espèces animales viennent ensuite loger dans ces trous de pic. En font partie les mésanges, la Sittelle torchepot (vraiment commune à Palsi talu !), le Gobemouche noir et des chauves-souris, mais aussi le loir gris, le muscardin et de différents insectes, comme les frelons (que nous protégeons et que vous pouvez observer à Palsi talu) ou les guêpes ou des coléoptères du bois mort. Il est donc essentiel de conserver les arbres à cavité.

Ambassadeur des grands arbres et les haies dans les agglomérations...

Les grands arbres indigènes n’ont souvent plus leur place dans les quartiers densément construits. Il faut les réintégrer sciemment lors de projets de construction. Ils ne représentent pas seulement un habitat pour le Pic épeiche et consorts, mais donnent aussi du cachet à un quartier, tempèrent l’atmosphère en été et filtrent la poussière. Les haies composées d’arbustes indigènes fleurissent au printemps et colorent nos automnes avec leurs baies appréciées de nombreuses espèces animales.
... et en milieu agricole

Le Pic épeiche vit aussi dans le milieu agricole, pour autant qu’il y trouve des habitats bien pourvus en grands arbres : haies hautes, allées, bosquets, vergers. De nombreuses autres espèces profitent de ces paysages richement structurés. Les grands et vieux arbres, appelés arbres biotope, sont des éléments importants dans les forêts. Souvent, ces géants de la forêt abritent une grande diversité en espèces : les cavités, l’écorce crevassée et la couronne offrent un abri, un site de nidification et de la nourriture pour les insectes, les chauves-souris et les oiseaux.

En s’attaquant aux troncs, le pic épeiche favorise aussi la colonisation des arbres morts par les champignons, les insectes xylophages de type coléoptères, dont l’action aide la décomposition. «Il participe ainsi au cycle de la nature», indique Michel Antoniazza (Ornithologue suisse averti) qui précise que le pic épeiche s’en prend le plus souvent à des arbres dépérissants.

Un omnivore gastronome

Ce pic bigarré (une jolie tache rouge vif au bas-ventre et une seconde plus petite sur la nuque des mâles s’ajoutent à son plumage noir et blanc) agit davantage en gastronome averti que par pure philanthropie. Car, dans le bois pourri des vieux arbres, il débusque les larves dodues des coléoptères. A ce propos, il se murmure dans les milieux autorisés que l’ouïe du pic est suffisamment développée pour lui permettre d’entendre le bruit du grignotage de ces larves qu’il affectionne tout particulièrement. Il creuse ainsi de manière très précise et extrait son menu grâce à une langue dont il se sert comme d’un efficace ustensile de cuisine. Rétractile, elle peut en effet sortir d’une dizaine de centimètres hors de son bec et ainsi accrocher les larves grâce aux petits crochets qui se trouvent à son extrémité.

Sa pitance, le pic épeiche ne la trouve pas exclusivement enfouie dans les arbres. Omnivore, il ingurgite volontiers des graines de pives ou des noisettes, qu’il ramasse à même le sol, souvent après les avoir fait tomber. Pour y goûter, il a une astuce. Ou plutôt une méthode bien rodée. Il coince le fruit dans une crevasse et pulvérise son enveloppe à coups de bec. Visiblement gourmet, il fait évoluer ses menus au gré des saisons. Il perfore au printemps les arbres pour en lécher la sève. A l’été, il ne crachera pas sur les chenilles et autres insectes qu’il pourra dénicher sur des feuilles.

 

Note sur les pics :

La destruction des forêts primaires d'Afrique, d'Asie et d'Amérique apparaît comme la cause directe de la disparition rapide de nombreuses espèces de pics. Le pic à bec d'ivoire (Campephilus principalis), commun au XIXe siècle dans le sud des États-Unis et en Amérique centrale, a été totalement éradiqué en une cinquantaine d'années. Malgré la protection tardive des derniers lambeaux de son habitat naturel et son inscription à l'annexe I de la Cites, on peut le considérer comme probablement éteint.

Le pic mar a presque totalement disparu de la Scandinavie en peu de temps en raison de l'enrésinement à but commercial de la forêt, au détriment des vieilles futaies (chênes…). En France, si le pic mar est encore présent, on peut craindre que l'augmentation des surfaces enrésinées et le rajeunissement des classes d'âge des arbres contribuent à la diminution de ses effectifs, déjà constatée ici et là.

 

Références utilisées :

IOC World Bird List (v4.3) - Gill, F and D Donsker (Eds). 2014.

HBW Alive

Birdlife, http://www.birdlife.ch/fr/content/oiseau-de-lannee-2016-pic-epeiche

Avibase :

http://avibase.bsc-eoc.org/species.jsp?lang=FR&avibaseid=BC863B3A&sec=summary&ssver=1

IUCN Red List

http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.epeiche.html

http://www.mrugala.net/Nature/Animaux/Pic%20Epeiche/Pic%20Epeiche.htm

http://beh.free.fr/cm2000/pic/

http://www.larousse.fr/encyclopedie/vie-sauvage/pic_%C3%A9peiche/184860#e5Jb74JgkJXLBA87.99

 

Suur-kirjurähn

Suur-kirjurähn on ilmselt kõige enam tuntud rähniliik. Ta on ilusa kirju sulestikuga lind. Valdavad on kontrastsed must ja valge, aga sabaalune on helepunane ning ka laubal asub punane laik. Isaslindudel on lisaks veel punane kukal. Iseloomulikud on talle veel väga pikk kleepuv keel, mida on hea putukakäikudesse sisse lükata, et sealt toitu kätte saada, ja väga jäik ning teravatipuline saba, mis on puutüvel tegutsedes tänuväärseks toeks.

See Euraasias ja Aafrikaski laialt levinud lind on ka Eestis väga sage. Elupaigaks on talle kõikvõimalikud puistud: alates asulates olevatest aedadest kuni suurte metsade keskosadeni välja. Meelispaigaks on aga niisked kuuse-segametsad. Vanemad kaitsevad koos agaralt oma territooriumi. Eriti häälekad on isaslinnud veebruarist aprillini, mil algab pesitsusaeg. Sel perioodil trummeldavad nad vahet pidamata.

Toitu hankides toksib rähn palju aeglasemalt ja vaiksemalt. Sel ajal meeldib tal segajatega ka peitust mängida. Nimelt kui inimene märkab rähni, siis jätab viimane mulje, et ei näinud ohtu ja libiseb nagu muuseas puu teisele küljele. Tegelikult märkab ta kõike ja selles võite varsti veenduda, kui näete teda vargsi puu tagant piilumas, "ega te lõpuks ometi ära ei ole läinud".

Esmalt laskub suur-kirjurähn oma toidupuu alusele ning siis hakkab järjest kõike hoolikalt läbi kontrollides üles liikuma. Nii võib ta tõusta rohkem kui 15 meetri kõrgusele puu otsa. Suvel on tal põhitoiduks putukate vastsed ja valmikud, aga talvel tarvitab rohkelt okaspuude seemneid. Selleks asetab ta käbi puuprakku ja hakkab nokalöökidega seemneid välja peksma. Sellise sepikoja läheduses võib tihti leida väga palju lammutatud käbisid. Vajadusel võib rähn ka puuprao käbi jaoks ise raiuda.

Pesaõõnsuse valmistab rähnipaar harilikult 2...8 meetri kõrgusele haavapuusse. Selle sügavus on kolmandik meetrit ja sissepääsu läbimõõt viis sentimeetrit. Aprilli lõpul või mai algul muneb emarähn 5...7 muna otse õõnsuse põhjale. Pärast paarinädalast haudumist kooruvad pimedad ning abitud pojad, kes aga peagi hakkavad suurt näljakisa tegema. Nad on nii aplad, et vanemad peavad neile iga paari minuti järel uue toidupala tooma. Söömisest on aga ka kasu, sest juba kolmenädalaselt võivad nad pesast lahkuda.

Suur-kirjurähn on hulgulind, osa meie rähne lendab talvel lõuna poole ja teised tulevad põhja poolt asemele. Ei kuulu looduskaitse alla.

http://bio.edu.ee/loomad/Linnud/DENMAJ2.htm

Nichoir pour pic épeiche

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Rédigé par Marika and Joel Kuhlmann

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